jeudi 4 février 2010

Sigmar Brokelink

Voici un petit texte d'ambiance/background sur un personnage non joueur clé de mon univers de cyberpunk 2020. Pour la petite histoire, le personnage est né en 1996, il a pour origine un personnage joueur que j'étais sensé jouer mais dont la carrière a été avorté. Donc au final je l'ai transformé en PNJ sans jamais avoir joué avec et en modifiant grandement le personnage et le background.

Pourquoi est ce qu'il ressort maintenant ? Parce qu'un ami m'a demandé le background de ce personnage pour pouvoir le reprendre dans sa propre campagne.

- Patron ? Vous connaissez Sigmar Brokelink ?

- J’en ai entendu parler. Pourquoi tu demandes ?

- Je viens de débarquer en ville et visiblement chaque fois que quelqu’un en parle tout le monde se met à faire la gueule. C’est qui ?

- C’est une légende urbaine, un mythe, un Keyser Söze des années 2020, un truc qui fait peur aux punks dans la rue.

- Ah quand même… Mais…

- Tais toi une seconde j’ai besoin de calme pour percer ce coffre. Va plutôt me chercher une multi-clé cryptographique à encodage 128bits !

- D’ac Patron… Voilà patron…

- Merci la bleusaille…

- Vous vous en sortez ?

- Ta gueule !

-

- Putain, il va s’ouvrir ce con de coffre ! Branche la console et demande à PuppetM@ST3R de me griller les firewall et les démons qui protègent la serrure magnétique !

- Tout de suite… Il est connecté, il dit qu’il en a pour au moins dix minutes.

- Bien, file moi une clope et attendons.

- Patron, ce Sigmar, il existe pour de vrai ?

- Putain quand tu as une idée en tête tu l’as pas ailleurs… J’en sais rien gamine s’il existe ou pas. Ce ne serait pas une légende sinon. Il y a plein d’histoires qui tournent autour de lui. Tout ce que je sais c’est que plus on parle de lui plus on a de problème.

- Quel genre d’histoire patron ?

- Ça devrait être interdit des yeux comme les tiens, on peut rien leur refuser. Bon, les histoires qui tournent le plus autour de Sigmar parlent de lui comme d’une sorte de gérant de la pègre de Night City et des environs. Il sait tout, il a la main sur tout et au final il contrôle tout et le plus fort ce que personne ne le sait.

- Mais c’est pas possible !

- Possible ou pas, ce n’est pas vraiment la question, je te raconte juste les histoires. Là où ça devient rigolo, c’est que selon certaines histoires le Sigmar en question il ne ferait pas ça pour l’appât du gain ou quoique ce soit dans ce genre. Il reste dans l’ombre et tous ses bénéfices superflus il les donne à ceux qui en ont besoin : Associations caritatives, Hopitaux publics, Fond de retraite…

- Une sorte de Robin des Bois en fait ?

- Si on veut… sauf que pour se faire du fric, il ferait dans la vente d’armes, de drogues, de filles et de cybermatos illégaux. Mais bon moi je ne crois pas à cette dernière partie de l’histoire… franchement se faire un fric fou et tout rebalancer dans la nature c’est débile.

- Ouais t’as raison… Mais tu crois au reste alors ?

- Non… enfin… il y a des coïncidences étranges. Parfois dans un deal, il y a son nom qui ressort tu sais pas trop d’où et là tu peux être sur que ça va mal tourner. Du coup maintenant les gens sont frileux. Pareil d’après certaines histoires le trip de Sigmar se serait que tout le monde lui achète des trucs pour finalement se foutre sur la gueule entre eux et que tout le monde ressorte plus faible et lui plus fort. Par contre un truc est sur, si Sigmar existe il a une dent contre les corpo et il hésite jamais à leur en mettre plein les dents.

- Mais il fait comment pour rester une légende si il fait tout ça ?

- Il n’agit jamais directement, toujours des intermédiaires. Il se contente de chercher et de trouver les personnes qui sont prêtes à faire le boulot. Il les engage ou les met sur le chemin de ce qu’il veut qu’ils fassent. Bref pour faire simple tu ne sais jamais que tu bosses pour lui.

- Donc personne ne le connaît et chaque fois qu’un truc ne se passe pas comme on le voulait on le met sur son dos ?

- Ouais, ça résume bien.

- Donc soit c’est un fantôme soit c’est un mythe bien pratique pour certains.

- C’est ce que je te dis depuis le début. Ma théorie à moi, c’est qu’une organisation quelconque, un gang, une mafia, voire une corpo se sert de la réputation d’un homme mort il y a des années pour essayer de contrôler le crime dans cette foutu ville. Sigmar existe mais ce n’est pas un homme c’est une icône, c’est l’esprit du crime de la ville, l’esprit anti-corpo, c’est le nom que tu utilises pour personnifier le bordel ambiant de cette putain de ville de merde.

- Attendez Patron ! La réputation d’un homme mort ? C'est-à-dire ?

- En 2013, juste après la seconde grande guerre des Corpo, il y a un mercenaire du nom de Sigmar Brokelink qui a bossé en ville. La plupart des gens l’ont oublié parce que la plupart des Solo en activité à cette époque sont morts depuis mais moi je m’en souviens, je l’ai connu avant qu’il meurt.

- Et c’est quoi cette réputation ?

- Ben comme pas mal de vétéran de la guerre, il en avait un peu gros contre les corpo et à l’époque pas mal de monde engageait des hommes de mains pour faire du sale boulot. Sigmar aurait été embauché par Arasaka pour s’attaquer à une petite corpo adverse, je m’en souviens je bossais pour cette petite corpo. Bref, ce fut saignant et ils ont gagné. J’ai survécu mais j’ai perdu un poumon et mon foie d’origine dans la bagarre. La troupe de Sigmar est ensuite aller chercher sa récompense et là ils ont été piégés et Arasaka les a tous assassiné. Voilà pour les fait, à partir de là la légende commence. Certains disent que Sigmar aurait survécu et que fou de rage il aurait décidé de se venger. Il aurait pris d’assaut la tour d’Arasaka à lui tout seul et il l’aurait complètement vidé avant de prendre un max de fric, d’informations et de matos avant de disparaître comme par magie.

- Wow, mais si il avait fait ça il y aurait eu des preuves ?

- C’est la que la magie de l’imagination humaine entre en jeu. Parce que bizarrement juste après ça, un petit tremblement de terre a touché Night city et la tour Arasaka s’est effondrée. Les Pro-Sigmar pensent que c’est lui qui l’a faite sauter, les autres pensent que c’est un moyen bien pratique de faire naître le mythe. Dans les faits, on a plus entendu son nom pendant les 7 ans qui ont suivit et depuis son nom revient de temps en temps parfois en bien parfois en mal mais ça ne laisse plus personne indifférent.

- Et tu l’as connu le vrai Sigmar ?

- Un peu, vite fait mais il m’a marqué. Il est né dans une petite ville près de la frontière du Mexique en 1984. Un grand gars au yeux bleus et cheveux noirs, plutôt balaise et beau gosse. Ce qui m’a le plus marqué c’est son intelligence, il en savait long et sur plein de chose. Mais comme beaucoup de gosses de l’époque il s’est retrouvé sur les champs de batailles et comme beaucoup d’entre nous il y a perdu son âme… Bon gamine on a un boulot à finir.

- Oui Patron, merci Patron.

- Cette dernière phase est toujours la plus sensible, regarde bien, c’est à ça qu’on reconnaît les vrais perceurs de coffre… Voilà la bête est ouverte ! Maintenant on récupère ce qu’il y a la dedans et on se casse vite fait. Remplit le sac je range le matos !

- Oui Patron… heu Patron ?

- Quoi ?

- Il y a pas de fric dans le coffre, juste un dossier avec SBR écrit dessus.

- Quoi ?! C’est quoi ce bordel laisse moi voir… Putain… Qu’est ce que c’est que ça … Bon on va laisser tout ça ici et on se casse vite fait.

- Pourquoi Patron ? Si on fait ça on va pas être payé ?

- Je sais et je m’en fiche, SBR c’est les initiales de Sigmar, et je veux pas toucher à cette merde.

- Mais c’est pas qu’une légende Patron ?

- Ecoute gamine, tu fais ce tu veux mais moi je touche pas à ça ni de près ni de loin et je vais même aller prendre des vacances hors de la ville. Je préviens PuppetM@ST3R qu’on se barre. A partir de maintenant c’est chacun pour soi. Si tu veux qu’on rebosse ensemble on se recontacte dans un mois comme d’hab.

- D’accord Patron.

La jeune femme regarda son chef partir la queue entre les jambes après avoir récupéré son matériel. Elle enfourna le dossier marqué SBR dans son sac à dos avant de partir. Une fois à l’extérieur, elle appela un taxi et rentra chez elle, un petit condo loué une fortune dans un quartier sécurisé pas trop loin de la plazza corporatiste.

L’appartement était un vaste chantier de document, de photos, de disques et sticks de données. Elle s’installa à son bureau et ouvrit le nouveau dossier qu’elle venait de récupérer. Tout en le lisant une tasse de Décaff à la main, un sourire illumina son visage. Ce dossier était l’élément manquant à sa théorie. Maintenant son dossier était béton. Le résultat de presque un an de travail, de recherche, d’enquête et d’infiltration. Satisfaite, elle alla rapidement prende une douche pour se débarrasser de l’odeur d’huile et de graisse à laquelle elle était abonné depuis qu’elle se faisait passer pour une apprenti perceuse de coffre auprès d’un vieux de la vieille du métier. Elle avait eut besoin de temps pour avoir sa confiance et réussir à le mettre sur ce plan et obtenir le dossier qui lui manquait. En bonus elle avait même appris des informations complémentaires sur Sigmar Brokelink. Elle sortit de la douche et pris une dose de Cooldown pour se détendre avant de se coiffer et maquiller correctement pour la première fois depuis presque deux mois. Elle finit par s’habiller avec un tailleur au top de la mode et mettre quelque holo-bijoux avant d’accrocher avec fierté sa carte de presse de la corporation DanCorp Entertainment au revers de sa veste. Night City allait bientôt connaître la vérité sur une de ses légendes urbaines. La journaliste s’installa devant son ordinateur et se repassa l’enregistrement qui synthétisait son enquête pour y apporter sa conclusion :

« Depuis maintenant plusieurs années, un cancer ronge notre belle cité de la nuit. Ce cancer prend petit à petit le contrôle de toutes les activités de la ville à l’insu de tous. Même les corporations sont impuissantes face à cet homme : Sigmar Brokelink… »

Elle écouta distraitement la suite de son texte pensant déjà à ce qui allait suivre. Elle savait que Sigmar existait et que son pouvoir était bel et bien réel. Celui-ci allait certainement chercher à la punir une fois qu’elle aurait dévoilé tout ce qu’elle a découvert mais elle aurait alors la protection des corporations. Sigmar le mystérieux n’était qu’un homme comme les autres juste plus malin avec le courage de faire certains choix. Sigmar contrôle à la fois tout et rien, son pouvoir tenait principalement dans le fait qu’il était quasiment au courant de tout ce qui se passait dans la ville. A partir de là il lui était assez simple d’agir pour que les choses prennent la tournure qui l’intéresse à l’aide de son réseau. Le seul point positif de sa présence en ville était qu’effectivement il injectait ses bénéfices dans des associations caritatives et autres groupes améliorant le quotidien de la ville. Mais c’était un fait négligeable comparé au fait qu’on pouvait le considérer responsable de plus de 40% des actes criminels de la ville.

La journaliste relut une dernière fois ses conclusions. En ce moment Sigmar semblait être en guerre contre Militech et EBM tout en s’intéressant de près à toute une nouvelle branche de biocybernétique complètement illégale. Satisfaite, elle dicta sa conclusion récupéra son ordinateur et se prépara pour aller voir son employeur. Son téléphone implanté se mit à sonner, elle décrocha tout en ouvrant la porte de son appartement, une voix d’adolescent prit la parole sans perdre un instant :

- Hey Miss, j’ai les infos que tu m’as demandées. C’était coton ! Il m’a fallut désentortiller les relations entre plein de corpo, sous corpo, filiale, fusion et trust en tout genre. Mais j’ai réussi ! Bon je te fais le topo, ton bonhomme, Sigmar, a un empire encore plus vaste que ce que tu croyais. Non seulement il a des billes dans un paquet de petites corpo à travers le monde mais il a aussi carrément la main sur deux d’entre elles. En ce moment, vu les activités des corpo en question j’aurais tendance à dire qu’il est en train de monter un réseau similaire à celui de Night City dans les villes de Berlin, Dakar, Pyong Yang et New Sidney. Et tu veux que je te dise le plus marrant ? Accroche toi bien à ta petite culotte, ta boite de presse DanCorp Entertainment, c’est une des corporation qui appartient à Sigmar. En fait tu bosses pour lui, c’est un truc de dingue non ? Tu montes un dossier contre ton patron ? C’est fou ?... Ça te la coupe hein ? … hey Miss ? Tu es là ? … C’était quoi ce bruit ?...

L’imposant homme en trench-coat noir enjamba le cadavre frais de la journaliste sur le visage de laquelle on pouvait encore lire une expression de stupeur alors que son cerveau se répandait sur le revêtement en plastique de son appartement. L’homme souleva la tête de la jeune femme et se connecta à son neuromat avant d’y insérer un puissant logiciel de suppression de données. L’adolescent au téléphone n’eut pas le temps de couper sa communication, en quelques secondes le logiciel effaça toutes les informations que contenait son cerveau. L’homme fit le tour de l’appartement et récupéra tous les dossiers et toutes les données. Une fois qu’il eut fini son ménage, il passa un coup de fil sur une ligne sécurisée :

- Elle a fait du bon travail, elle a réussi par recoupement à découvrir presque 50% de notre organisation. Il est temps de faire un peu de ménage. Je vais vous envoyer sous peu une liste des personnes à faire taire pour faire disparaître certaines informations ainsi que les sites d’informations à détruire. Vous pouvez dire à PuppetM@ST3R de se lancer dans le nettoyage de la toile. Je retourne à Dakar.

Une voix grave et sans émotion lui répondit :

- Merci Glass, l’opération est un succès.

Glass raccrocha et regarda le corps de la femme et nota avec une certaine ironie que l’information la plus vitale et la plus secrète concernant l’organisation Brokelink aussi connu sous le nom de Kraken est la suivante :

« Les ennemis de l’organisation sont les meilleurs outils pour obtenir le succès de l’organisation. Un ennemi sera toujours extrêmement zélé et efficace dans l’action à partir du moment où il croit agir contre l’organisation.»

Cette pauvre femme s’était lancée dans une croisade contre un empire du crime. En vérité elle avait était engagé par ce même empire pour mener un audit sur les diverses informations dispersées à son sujet. Elle avait très bien travaillé et personne ne le saura jamais.


En bonus une photo de comment j'imagine Sigmar (c'est le résultat du morphing de deux acteurs à vous de trouver lesquels ..)

lundi 1 février 2010

Bacon Frit !!!! - Trygon Tyranide

Bacon Frit !!!!

J'entends encore mon père hurler cette réplique durant nos partie de Starship Troopers. Dans ce wargame, les arachnides ont des créatures fouisseuses qui creusent des galeries et percent à la surface pour permettre aux arachnides d'attaquer par surprise les marines.
Le seul signe permettant aux marines de réagir est un grésillement proche du bruit du bacon en train de frire dans une poêle.
Ce son et cette phrase sont donc devenues pour moi synonyme de terreur souterraine émergent pour attaquer sans pitié.

Cette définition s'applique tout à fait à la dernière création de Games Workshop pour l'armée Tyranide : le Trygon.

C'est une immense créature ophidienne et fouisseuse qui entre en jeu en creusant une galerie qui peut être emprunter par d'autres unités de l'armée.
A l'occasion de la sortie du nouveau codex, Games Workshop a sorti un nouveau kit plastique permettant de monter un Trygon ou un Mawloch (le cousin aveugle mais à grande bouche du Trygon... c'est pas beau la consanguinité ...).

C'est une très belle pièce, très imposante et très efficace sur le champ de bataille à un prix de vente relativement raisonnable quand on connait Games.
Voici une photo pour vous montrer la bête avec d'autres figurines pour vous donner une idée de l'échelle.

Le reste des photos est disponible sur cette galerie facebook

mercredi 20 janvier 2010

Qui est Gontran ?

Qui est Gontran ?

Gontran est un soit disant habitant du village de pécheurs que vous avez sauvé dans le premier scénario. Il est allé en République Mercenaire pour recruté Albéric et le Capitaine Roger. Vous avez perdu sa trace peu de temps après votre arrivé au village et il ne semble pas être connu par les villageois.

Que puis je pour toi très cher joueur ?

samedi 5 septembre 2009

La vie de Thsczyikhaar par Tweet

Un petit message rapidement pour vous dire que je me lance dans un petit déliré qui peut vous intéresser.
Je ne sais pas si vous connaissez twitter, c'est un site qui permet de faire du micro-blogging (publier sur le web des petits messages..).
Sur le fond je ne trouve pas ça utile mais j'ai soudainement été frappé par une idée (ce qui fait plus mal que ce à quoi je m'attendais...). Je vais raconter la vie de Thscyikhaar de son point de vue, un peu comme si il y avait un twitter dans l'univers de ADD...

Le point de départ de son aventure est quand il se fit chasser de Sigil pour débarquer dans un endroit inconnu.

Donc si ça vous interesse rendez vous à cette adresse :

http://twitter.com/Scykhe

On verra comment ça avance.

Bonne lecture

jeudi 2 juillet 2009

Réponse à Jim et Digression sur quoi lire dans la Bibliothèque Interdite quand on connaît rien à l'univers de 40k

Cet article fait écho à une question qu’on me pose en commentaire qui est la suivante :

« Est-il possible de lire ce cycle de romans, sans connaître au préalable l'univers duquel il fait partie? »

Je vais donc répondre à cette question et au passage donner mon avis sur l’accessibilité et l’ordre de lecture que je conseille pour ce qui se fait dans la bibliothèque interdite.

Donc pour répondre à la question de Jim :

Oui il est possible de lire le cycle sans pour autant connaître l’univers. Dan Abnett est un auteur qui apporte toujours sa touche personnelle dans ses œuvres les rendant ainsi accessibles. Dan Abnett est un scénariste de comics qui est arrivé un peu par hasard dans l’univers de 40k donc ce n’est pas un fan qui écrit mais un vrai auteur et comme il ne maîtrise pas forcement l’univers (surtout à ses débuts) il ne fait pas de références obscures à des tomes oubliées du background de 40k.
Ce qu’il faut juste savoir c’est que pour apprécier pleinement l’œuvre il faut lire les trois premiers tomes qui forment vraiment un tout.

Je rebondis donc la dessus (boing boing boing) pour vous donner mon conseil sur un éventuel ordre de lecture pour bien commencer la Bibliothèque Interdite sans connaître l’univers.

Déjà il faut savoir que 90% des livres de la BI sont des romans de guerre donc même si il y a une intrigue ça se bastonne à grande échelle. Les 10% qui restent étant les 2 trilogies sur l’Inquisition par Dan Abnett à savoir Eisenhorn et Ravenor.

Si on sait qu’on aime le style livre de guerre et qu’on veut voir ce que donne l’univers de 40k dans toutes sa splendeur et démesure alors je conseille pour commencer Déluge d’Acier de Graham Mc Neill. Il y a du Garde Imperial, du Space Marine, du Chaos, de l’Adeptus Mechanicus, des Titans, des gros combats et de la politique. C’est en un tome et les méchants ont un cerveau et ne sont pas caricaturaux.

Si on n’est pas sur d’aimer 400 pages de récit de bataille alors je pense qu’il vaut mieux commencer par la trilogie Eisenhorn. Ca présente l’univers par le regard d’un Inquisiteur, il y a de l’enquête, de l’action et de la politique. Le truc c’est que c’est en trois volumes (bien que chaque tome soit relativement autonome...)

Une fois l’univers un peu approprié, on peut passer à la série des Fantômes de Gaunt et/ou Ravenor. On peut aussi s’attaquer aux autres one shot en prenant bien soin d’éviter Deus Incarmine/Sanguinius et en se méfiant de Space Wolves, Chasseur de démon, Nightringer et Guerrier d’Ultramar.

Pour finir un autre gros morceau de la BI concerne tout ce qui touche à l’Hérisie d’Horus (aussi connu sous le nom de HH ou encore la crise d’ado du fiston préféré…).

Le cas est un peu particulier… En effet cette série touche aux mythes fondateurs de l’univers de 40K et à mes yeux une grande partie du plaisir provient du fait de lire ce qui jusque là était des légendes. Ce qui implique de connaître ses légendes et donc l’univers de 40K. Lire cette série sans rien connaître, c’est prendre le risque de pas tout comprendre et de pas saisir l’importance de certaines actions. Par contre l’avantage c’est de découvrir des événements majeurs avec l’innocence du néophyte.
Au final je dirais que c’est à chacun de choisir, c’est accessible au débutant mais le plaisir sera pas le même que si on connaît bien l’univers.

Bonne lecture

jeudi 11 juin 2009

Dead Space - Anatomie et Gravité Zéro



Sur ce blog, je partage avec vous mes expériences ludiques et récréatives, jusque là ça a été beaucoup de Jdr et de Wargame ainsi que du modélisme, des notes de lectures et des textes de mon cru. Voici un article d’un nouveau genre, qui sera peut être le seul d’ailleurs. Je vais vous parler d’un jeu vidéo qui m’a particulièrement marqué : DEAD SPACE.



Voilà un bout de temps que je lorgnais sur ce jeu qui était présenté comme un survival-horror dans l’espace, je l’ai donc acheté à l’occasion d’une baisse drastique de prix (70€ à 30€) et je ne regrette pas mon achat. Mais parlons un peu du jeu en lui-même…

« XXVIème après J.C., l’USG Kellion reçoit un appel de détresse de l’USG Ishimura le plus gros et le plus vieux « Brise-Planète » en activité qui était en mission d’exploitation minière autour de Aegis VII. Au bord du Kellion, l’ingénieur Isaac Clarke s’inquiète pour sa compagne Nicole qui était actuellement affecté sur l’Ishimura.

Le petit vaisseau de secours s’approche du silencieux mastodonte à travers le vide spatial. Il esquive les débris résultant des premières phases de l’exploitation minière depuis l’orbite et entame sa manœuvre d’approche pour atterrir sur le vaisseau en détresse. Malheureusement, l’atterrissage se passe mal et le Kellion se pose en urgence dans le hangar de l’Ishimura.

N’ayant plus d’autre choix, les hommes du Kellion partent explorer l’Ishimura pour découvrir ce qu’est devenue l’équipage et remettre le vaisseau en état. Après avoir traversé une série de corridor, l’équipe de secours se fait attaquer par une créature difforme et très agressive. Durant cet affrontement, Clarke se retrouve séparé du reste de l’équipe et doit fuir devant une de ces créatures. C’est donc seul, sans arme et entouré de créatures monstrueuses qu’il devra s’en sortir pour s’échapper de l’enfer qu’est devenu l’Ishimura
. »


Voilà donc le pitch de base et les 15 premières minutes de jeu dans le résumé ci-dessus. C’est un départ très classique pour un survival horror puisque en remplaçant les monstres par des zombies, l’Ishimura par un manoir et l’équipe de sauvetage par une équipe de police spécialisée on obtient le premier Resident Evil. Heureusement par la suite le scénario se détache de ce côté classique et parvient à surprendre le joueur agréablement même si ça ne bouleverse pas le genre.

Mais alors pourquoi parler de ce jeu si au final c’est classique ?

Les jeux de type Survival Horror repose sur une alliance subtile de peur, d’immersion et d’action. Et là où Dead Space fait très fort c’est au niveau de l’immersion du joueur et de l’ambiance. Pour moi ça se rapproche d’une expérience cinématographique. Que ce soit au niveau de la lumière, de la musique, des sons, ou des graphismes, tout est cohérent et immerge complètement dans l’univers. On vit vraiment le jeu et on s’imagine beaucoup de chose et la conception même du jeu joue avec.

Dead Space se permet tout de même d’innover et d’apporter des éléments très rafraîchissant dans son gameplay.
Le principal à mes yeux intervient dans les combats en prenant complètement à contre-pied les habitudes du joueur. Dans ce genre de jeu quand un monstre arrive, on vise la tête et le torse jusqu'à ce que mort s’ensuive. Et bien dans Dead Space, lorsque que j’ai vu mon premier Necromorphe et que j’étais enfin armé, je lui ait fait proprement sauté la tête puis tiré dans le torse et le machin griffu continuait à avancer inexorablement et c’est presque avec dédain qu’il a fini par me décapiter. J’ai donc repris la partie et j’ai noté cette fois ci la petite inscription gravé par un membre de l’équipage dans un mur disant « Dismember them ». Lorsque la créature est à nouveau apparue, j’ai visé les membres et c’est avec joie que j’ai vu les morceaux de la créature se détacher de son corps et finalement la mort de la bestiole une fois réduite à l’état de monstre-tronc. Dans Dead Space, la seule façon de tuer c’est de démembrer et c’est donc en toute logique que dans ce jeu, un découpeur industriel, une scie circulaire et un cutter plasma sont plus efficaces qu’un fusil d’assaut.
L’autre innovation intervient grâce à l’environnement spatial du jeu. En effet, l’action se déroulant dans un vaisseau, certains passages auront lieu en gravité zéro voir en absence d’atmosphère. Démembrer des créatures absolument terrifiantes dans le silence ouaté du vide avec comme cadre un levé de soleil et les restes sanguinolents et flottants de vos précédentes victimes est une expérience unique qu’offre ce jeu.

Conclusion : Dead Space m’a offert 12 heures de jeu très intenses et prenantes. C’était ni trop dur, ni trop facile, ni trop répétitif pour que l’on s’ennui. Ma femme m’a regardé jouer pendant tout ce temps et a aussi pleinement profité de l’expérience réclamant d’elle-même que je joue un chapitre au lieu de regarder la télé le soir. Plus qu’un jeu Dead Space fut pour moi une expérience et se rapproche et dépasse ce qu’avait été Resident Evil 4 pour moi il y a 4 ans.

samedi 9 mai 2009

Disciple of the Dark Gods et Creature Anathema

Voici deux petites review des derniers suppléments sortis pour Dark Heresy. La bonne nouvelle au passage c'est que FFG (la boite qui a repris DH après Games Workshop) commence a publier ses propres suppléments donc DH est bel et bien vivant ! On notera aussi que FFG publie les suppléments avec une couverture rigide ce qui rajoute à la qualité du produit.

Par ordre chronologique :

Disciple of The Dark Gods :

Ce supplément présente diverses organisation cherchant à mettre à mal l'Imperium. Elles sont classés en 4 catégorie : Les hérétiques, les extraterestre, les démoniaques et les conflits internes.

On trouve du background, des pnj, du matériel, des nouvelles compétences pour les méchants et quelques une pour les gentil enfin les moins méchants...

Chaque organisation est bien présenté et offre pas mal de possibilité de scénario.

Globalement un livre très bien qui présente comme seul défaut de parfois donner des informations importantes pour le jeu dans son ensemble dans des endroits inattendus (il faut se souvenir par exemple que les profil des Ogryns se trouve dans le chapitre concernant l'organisation House of Beast...).
Un point très appréciable en plus c'est que certaines explications sur certaines organisations sont laissées au choix du mj, le livre ne faissant que présenter différentes possibilité.

Creature Anathema :

Bon pour faire bref, c'est un bestiaire avec du background. Comme tout bestiaire ça ajoute un plus par contre un mj avec de l'imagination peut s'en passer. Il y a quand même de très bonne idées, des bestioles bien sales et quelques pistes interessante pour des scénarios.
On retrouve aussi le profil de quelques grand classique de l'univers comme les Orks, les Eldars et les Genestealer.

Et la je me dois de passer un coup de gueule, ils ont bien foiré le profil des Orks et à moindre mesure celui des Eldars. Ils ont voulut faire plaisir au fan et coller de trop près à certaines façon bourrine de voir ses deux espèces. Pour moi c'est raté, surtout pour les orks qui avec le profil qu'ils ont peuvent sans difficulté conquérir la galaxie avec une main dans le dos.

Bon j'exagère une peu mais c'est l'idée donc avis à mes joueurs qui me lisent je ne pense pas vous sortir les orks en l'état.

Au final Creature Anathema est pour moi un supplément en demi teinte. On y trouve quelques bonnes idées, des profils ratés et des trucs tellement bizarres qu'on s'en servira jamais ou alors juste une fois pour rigoler.

jeudi 7 mai 2009

Un an de Dark Heresy

J’ai eut un peu de temps récemment et de l’inspiration dont voici en partie le résultat.

Le week end dernier à l’occasion de mon voyage annuel en Bretagne, j’ai fait jouer un scénario de Dark Heresy et je me suis rendu compte que c’était il y a un an, toujours en Bretagne, que je faisais jouer mon premier scénario de DH.
Donc voici un article faisant le point sur la situation vis-à-vis de mon mastering sur DH et qui au passage va donc répondre en partie à une requête que m’avait formulé Olub’s il y a un petit moment dans un commentaire.

Un an de campagne :

Durant cette année de jeu, j’ai fait découvrir aux joueurs l’univers et j’ai commencé à mettre en place des éléments scénaristique pour aboutir sur quelque chose de plus grand. On arrive juste au moment ou les choses deviennent intéressante. Les joueurs connaissent désormais le système, l’univers et leur perso, on peut attaquer le sérieux.
En gros durant cette année, il n’y a pas eut de grand fil directeur mais plutôt plusieurs petits arcs, L’Arrivée dans le Secteur Calixis, Gagner la confiance de l’Inquisiteur Van Vuyghens, Le sauvetage de Grass Hope, La Requête Dentelé. Il y a eut une douzaine de scénarios de joué donc 3 tirés du supplément Purge the Unclean.

Un an de PJ :

J’ai eut à l’heure actuelle 17 joueurs distincts qui ont incarné 21 personnages différents. Voici en quelques mots une présentation des personnages principaux (ceux qui ont le plus joué…) :

Agent Spécial de Renseignement de l’Adeptus Arbites Chaldia Pontius : Juge de l’Adeptus Arbites, c’est une femme dure et impitoyable, experte dans l’investigation et la connaissance des lois de l’Imperium. Elle incarne toute la puissance et l’implacabilité de la loi Imperiale et aspire à progresser au sein de l’Inquisition même si certaines découvertes sur l’Imperium mettent à mal ses convictions.

Confesseur Lug Gunner : Prêtre missionaire du Ministorum, c’est un homme très charismatique dans la force de l’age cherchant en permanence à aider son prochain. Fais preuve de philosophie et de tolérance, contrairement à l’image donné par un certain nombre de prêtre plus classique. Il a découvert récemment qu’il était un psyker et cherche tant bien que mal à continuer à accomplir son devoir.

Interrogatrice Odessa Venrisse : Espion, Chirurgien et puissant psyker, cette femme secrète et discrète est aussi la réincarnation d’une Inquisitrice de l’Ordo Malleus. Elle a été choisit récemment par un Inquisiteur pour devenir Interrogatrice et apprend à assumer ses nouvelles responsabilités.

Grak chef de la tribu des Fraka : Chasseur et guerrier sauvage, cet homme puissant et primitif apprend petit à petit à vivre au sein de l’Imperium civilisé tout en mettant sa force à disposition de l’Inquisition. Il voue un culte au Saint Homme Odessa.

Sœur Gaïa et Gallia Oberlin de l’Adepta Sororitas : Deux sœurs jumelles représentant chacune une des faces du credo Imperial. L’une est douce, compatissante et philosophe pendant que l’autre est intolérante, zélé et brutale.

Sergent Vétéran Honorius Griffith du CXXXIII Bittorea : Soldat de la Garde Imperial ayant quitté son régiment pour se mettre au service de l’Inquisition en remerciement du sauvetage de leur régiment. Expert dans le maniement et l’entretien des armes ainsi qu’en tactique de combat et de guérilla.


Un an de PNJ :

La même chose mais pour les PNJ marquant et encore en vie (ou qui l’était il y a peu de temps…)

Inquisiteur Gable de l’Ordo Malleus : Jeune inquisiteur plein de fougue et d’énergie. Il est actuellement responsable du groupe.

Inquisiteur Van Vuyghens de l’Ordo Xenos : Ancien inquisiteur un peu farfelu et passioné par les xenos. Ancien responsable du groupe qui s’est fait assassiner recement.

Inquisteur Sol Devan de l’Ordo Hereticus : Inquisiteur mystérieux et intriguant qui semble tremper dans des affaires louches.

Inquisiteur Chase de l’Ordo Xenos : Ancien interrogateur de Van Vuyghens qui est devenu Inquisiteur suite à son assassinat.

Interrogateur Thadeus Clark : Ancien adepte au service de Van Vuyghens qui a fait ses preuves pour devenir interrogateur. Il est désormais aux ordres de Chase.

Miguel Baine : Pistolero de Gunmetal qui s’est associé au groupe pour pouvoir quitter le bled paumé où il s’était perdu. Commence à apprécier la vie d’acolyte.

Le Sans visage : Maître mystérieux de l’organisation de contrebandier renégat connut sous le nom de requête dentelé.

Laurent Strophe et sa fille : Membre de la noblesse de la ruche Scintilla, ils sont devenus des amis proches du groupe et n’hésite pas à les aider.


Un an de plaisir

Bon une chose est sur, j’ai pris beaucoup de plaisir à faire jouer à ce jeu et je pense en avoir donner à mes joueurs. Je pense que c’est bien partie pour continuer comme ça !

vendredi 20 février 2009

Les fantomes de Gaunt

Alors là, on va s'attaquer à un gros morceau.

Je vous ai déjà parlé de Dan Abnett (ici ) et je confirme ce que je disais alors sur le fait qu'il était l'un des meilleurs auteurs à mon goût de la Bibliothèque Interdite.

Une de ses pièces maitresses est toute l'oeuvre qu'il a put écrire sur le Premier et Unique régiment de Tanith, les Fantomes de Gaunt.

Cette série comporte actuellement 8 tomes parus en français et 11 en anglais.

La particularité de cette série est que l'on suit les actions d'un régiment de la garde impériale. On oublie les spaces marines trop fort, l'Hérésie d'Horus a dimension galactique et les inquisiteurs vachement burnés. On reprend une dimension humaine avec des hommes qui vivent et meurent dans la boue et les tranchées.

L'action se déroule dans un système connu comme étant les mondes de Sabbat et on suit au fil des livres l'évolution de la croisade pour libérer ces mondes avec le point de vue d'un régiment parmis des milliers.

Je ne détaillerais pas les livre un à un mais je vais plutôt donner mon point de vue sur l'ensemble de l'oeuvre.

Comme je le laisse supposer, j'adore cette série et je dévore chaque nouveau tome avec ardeur. Chaque tome à son propre thème et on ne tourne pas trop en rond après 8 tomes. Celà vient à mon goût de personnages à fortes personnalités, avec leurs forces et leurs faiblesses qui ne sont pas invincibles. On s'attache vite à la vie du régiment et aux personnes qui le composent.
Un autre point fort à mes yeux est la qualité des combats, car en plus d'être intense et intéressant, on a un vrai vision du déroulement des batailles, on comprend ce qu'il se passe stratégiquement, ce n'est pas de l'action pour de l'action.

Certaines personnes autour de moi, reprochent à cette série de ne pas être très ancré dans le 41eme millénaire et qu'au final ce serait facilement transposable à notre époque.

Sur certain points, ils ont raison cependant pour moi ce n'est pas un repproche. Pour moi toute la qualité de 40 000 c'est le mélange entre la pur fantasy et le réalisme. Il est facile de mettre du Xenos, des démons et des Space marines à tout les coins de rue mais je trouve interessant une oeuvre qui se penche sur des aspects moins excentriques. Car même si en effet, certains moments font très "seconde guerre mondiale", Dan a toujours un atout dans sa manche pour qu'on oublie pas là où on se trouve vraiment. C'est pour moi d'autant plus prenant, quand en quelques pages on passe d'une situation parfaitement normal et imaginable à quelque choses de plus fantastique, je me sens vraiment intégré à ce qu'il se passe.

Bref, je conseille cette série à tout amateur de roman de guerre dans un univers futuriste.

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