samedi 31 mai 2008

L'avenement - Chapitre 24

Chapitre 24 :

Résurrection



Thsczyikhaar s'approcha du corps sans vie de Sarah. Sa peau n'aurait pas été aussi pale, il aurait put croire qu'elle dormait. Il s'agenouilla à côté d'elle, des larmes coulaient silencieusement de ses yeux. Il connaissait le sort dont c'était servi Slieg. Il savait ce que cela provoquait et ce que cela impliquait. L'âme de Sarah avait était chassé de son corps et dispersé dans le multivers. Elle était retourné à l'état primordiale de toute chose dans le grand compost de la vie. Il pouvait ranimer le corps mais il ne pouvait pas ramener l'âme. Seul les plus grandes puissances du multivers en était capable.

Il ne pouvais pas baisser les bras. Il devait essayer de faire quelque chose. Il lui avait promis de tout faire. Thsczyikhaar fit le vide en lui même. Il se concentra longuement et fit appel aux forces de la matière. Il tenait ses pouvoirs de prêtres des éléments. Il ne croyait pas en un dieu mais en la force et la puissance des forces qui sous tendent le monde. Il pouvait sentir les flux des éléments et les courants de puissances vibrer autour de lui. Il pouvait apprécier le tissu même de la réalité. Il concentra son énergie et l'énergie de la matière.

Ramener quelqu'un à la vie est une action extrêmement complexe. Il fallait être capable de ramener l'équilibre dans le corps, de ré insuffler la flamme vitale et finalement de faire retourner l'âme dans le corps. Les morts récents sont plus facile à ramener à la vie, leur âme est moins habitué à leur mort. Certains aspirent même ardemment à revenir. Il faut en général avoir le corps et si possible en bon état. Puis il fallait avoir la foi car après tout c'était un miracle.

Thsczyikhaar médita longuement, il n'avait pas invoqué la puissance des éléments depuis longtemps. Cela faisait partie des choses qu'il ne pouvait faire qu'avec son trident. Quand il se senti prêt, il alluma un petit feu à côté de Sarah pour réchauffer son corps, il fit souffler une brise légère pour alléger son fardeau, il posa de la terre sur sa poitrine pour renforcer son cœur et trempa ses pieds dans l'eau pour la nettoyer des impuretés. Il posa ensuite sa main sur son front et lui pris la main avec l'autre. Il se mit à murmurer dans la langue des éléments. Il repensa à tous les instants qu'ils avaient passé ensemble. Depuis leur rencontre dans l'auberge jusqu'à cet instant fatidique où elle s'était courageusement sacrifié pour lui. Il l'appela de tous son cœur. Il chercha à attirer son âme de toutes ses forces. Il continua le rituel aussi longtemps qu'il le put. Il mit sa propre vie en danger pour la faire revenir. Il termina finalement le rituel avec le cercle d'union qui permet d'unir l'âme au corps.

Thsczyikhaar ouvrit lentement les yeux et regarda Sarah. Son teint était toujours cireux et son cœur ne battait pas. Une pointe de désespoir perfora le cœur de Thsczyikhaar. Soudainement, les deux grand yeux verts de Sarah s'ouvrirent et sa bouche s'entrouvrît sur un cri silencieux. Les yeux semblaient aveugles et ils cherchaient un repère :


    • Je suis là Sarah, écoute ma voix ! Sarah ! Ma puce, reste avec moi ! Reviens !

    • Tonton, murmura faiblement Sarah, tu as gagné ?

    • Oui ma puce, je ...

    • Tonton, je peux pas rester, j'ai sommeil, je t'aime, je suis heureuse de t'avoir connu.

    • Non ma puce, ne t'endors pas ! Reste avec moi !

    • ...

    • Non ! Bats toi ! Sarah ! Réveille toi.

    • ...

    • Sarah ! Hurla Thsczyikhaar en pleur, Sarah ! Ne me laisse pas ! Reviens ! Sois forte, n'oublie pas ce que je t'ai appris !


Le corps de l'elfe était à nouveau parfaitement immobile. Ses grands yeux verts fixait le plafond. Thsczyikhaar était effondré à ses côtés. Il lui tenait toujours la main. Après quelques minutes, Thsczyikhaar se remit en position pour recommencer. Ça avait faillit marcher une fois, il pouvait réussir. Il recommença le rituel. Il se concentra et reprit tout à zéro quand une voix grave l'interrompit.


    • Tu vas te tuer si tu recommences et tu ne la ramèneras pas. Tu le sais aussi bien que moi. On a tout les deux déjà essayé.

    • Je ne peux pas la laisser comme ça, je lui ait promis... Je lui ait promis qu'on irait chez elle.

Thsczyikhaar se leva et fixa Gustave qui se trouvait derrière lui. Par prudence, il leva son trident et menaça l'anti-paladin.


    • Encore une fois tu viens après la bagarre pour assister à la curée, fit remarque Thsczyikhaar d'un ton froid.

    • J'ai aussi perdu un disciple dans cette histoire, je te le rappelle.

    • Qu'est ce que tu viens faire ici ? Je connais tes stratagèmes habituels.

    • Je voulais voir comment cette histoire se finissait. Tu as eut de la chance.

    • Non, je n'ai pas eut de chance, j'aurais eut de la chance mon frère et Sarah serait en vie.

    • Tu aurait aussi put mourir et faire tomber dans l'oubli tout ce qu'ils ont fait pour toi. Et puis je pense que tu peux faire revenir ton frère. Thsczyikhaar, je ne suis pas venu pour te narguer ni pour me battre avec toi. Je suis venu te voir pour savoir ce que tu vas faire maintenant.

    • J'ai essayer de changer et on m'a pris ce a quoi je tenais le plus... encore une fois. Je ne vais pas laisser les choses en état. Tu m'as dit que ton Patron était dans cette histoire, je crois que je vais aller lui dire deux mots.

    • C'est bien ce que je pensais. Tu vas refaire comme la dernière fois et tout casser avant de tout reconstruire mais à encore plus grande échelle.

    • Je n'ai plus rien à perdre maintenant.

    • Tu crois réellement que c'est se que voudrai ton frère ou Sarah. Tu crois qu'ils sont morts pour que tu ailles affronter des choses encore plus puissantes. Tu crois qu'ils sont mort pour que tu finissent par te faire tuer. Ils sont morts parce qu'ils t'aimaient et parce qu'ils voulaient que tu vives heureux. Tu sais ce que tu as à faire. Ou plutôt, tu sais très bien que tu n'as plus rien à faire ici


Thsczyikhaar fut pris d'un accès de colère et attrapa violemment Gustave par la gorge.


    • Je sais ce que tu es en train de faire, tu essayes de jouer ton jeu et de me manipuler. Tu essayes de sauver tes billes parce que tu sais très bien ce dont je suis capable. Si je te tuais maintenant ton fameux Patron serait bien emmerdé. Si je reste ici et que je finis par réellement devenir fou et par mettre un vrai bazar, tu crois qu'ils pourront m'arrêter. La seule personne qui pouvait me calmer est morte pour une histoire dont je suis responsable et dont j'aurais dut payer le prix. Seulement voilà, comme tout le monde le dit je suis un sale égoïste mégalomane. Alors je vais pas partir comme ça. Tu vas dire à ton patron que je lui laisse une chance qu'il n'a pas intérêt à refuser. Dis lui que je ne quitterais pas cet univers sans certaines conditions. Dis lui que si il veut à nouveau faire joujou en paix, il va devoir faire ce que je lui demande, dis lui bien que je peux lui rendre la vie infernal.

    • Tu a le don pour négocier, remarqua très calmement Gustave, surtout avec des gens avec lesquels on ne négocie pas habituellement. Tu te rends bien compte d'avec qui tu essayes de négocier.

    • On ne t'a jamais dit que pour moi rien n'était impossible.

    • Si, très bien je vais transmettre le message.


Gustave se concentra un instant et entra en communion avec celui qu'il appelait familièrement son patron mais qui n'était autre que le concept du Mal à l'état pur.


    • Mon patron ne comprend pas très bien tout ce que tu lui dis mais il a été très clair sur un point. Au stade où nous en sommes, j'ai carte blanche à partir du moment ou il n'entend plus parler de toi.

    • C'est tout ?

    • C'est tout ! C'est pas rien, tu essayes de négocier avec un concept moral.

    • Qu'est ce que tu me proposes ?

    • Tu ressuscites tout le monde sauf Slieg évidement. On efface la mémoire à un maximum de gens et on tire un trait sur cette histoire. Tu t'occupes pas d'Iwy, de Simon ou de Knives. Tu quittes cet univers, et à ce moment là uniquement, on fait ce qu'il faut pour que Sarah revienne à la vie.

    • Comment je le saurais qu'elle est en vie ?

    • Tu le sauras.

    • Pourquoi je te ferais confiance ?

    • Toujours pareil, j'ai autant à gagner que toi dans cette histoire.

    • Je dois choisir entre vivre sans elle et la savoir morte ou vivre sans elle et la savoir en vie. Je crois que le choix est simple. D'accord Gustave, on va faire ça comme ça. Mais à la moindre entourloupe et je te fourre dans un chausse pied pour troll.


Gustave esquissa un sourire.


    • Très bien, marché conclut. Je te laisse faire la part de ton boulot. Je ferais la mienne quand tu seras parti. Et une dernière chose, viens me voir tous les ans, que je puisse te dire quand Sarah pourra t'accompagner sans risque.


Thsczyikhaar acquiesça de la tête et rassembla ces pouvoirs. Il allait commencer par faire du rappel à la vie de masse. A coté de ce qu'il avait tenté de faire pour Sarah, c'était un véritable jeu d'enfant. La plupart des âmes en question n'attendait qu'une seule occasion pour revenir dans leur corps.


Tout le long du dernier trajet du Thsczyikhaar, des gens revinrent petit à petit à la vie, souvent à la plus grande surprise de leur proche. Sans distinction, Thsczyikhaar passa presque deux journées à faire revenir tour le monde. Il termina par son frère. Celui-ci se releva brutalement et vérifia par réflexe qu'il était toujours entier. Thsczyikhaar le prit dans ses bras et pour la première fois de sa vie lui dit qu'il l'aimait.


    • S'il vous plait, j'aimerais bien qu'on me rende mon frère, remarqua Hyixsczaah en blaguant, tu me fais peur là.

    • T'inquiète pas petit frère, bientôt je serais plus là pour t'embêter. Je vais prendre des vacances pendant longtemps, très loin et sans personne pour m'embêter.

    • Je pense que ça va faire des vacances à tout le monde. Ou est la fille ?

    • Elle est morte.

    • Pourquoi tu ne la ressuscite pas ?

    • J'ai une dernière chose à finir avant.

    • Quoi ?

    • J'ai promis à Sarah que je retrouverai sa famille et je compte bien le faire. Je pense que je vais avoir une bande d'orcs à déloger au passage et un maximum d'elfe à ressusciter. Tu veux venir ? C'est ma dernière sortie après je partirais très loin sans doute pour toujours.

    • Ça peut être marrant.

    • Alors allons y !


Les deux frères quittèrent la forteresse de la liche et levèrent leurs armées pour une dernière sortie.


Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine ...


Une jeune homme blond accompagné par un androïde de protocole pénétrèrent dans la cantina du spatioport de Mos Esley sur la planète Tatooine. Pour lui qui venait de quitter sa ferme, ce lieu était réellement dépaysant. Des extraterrestres des quatre coins de la galaxie discutait autour de boissons étranges au son d'un étrange orchestre d'homme poulpe soufflant dans des instruments à vent. Le barman refusa qu'il entre avec ses droides. Le jeune homme les renvoya alors et alla rejoindre son vieil ami, Ben Kenobi, qui était en train de discuter avec une gigantesque boule de poil de la race des wookies. Cela devait très certainement être un pilote. Lui et Ben avait besoin de quitter la planète pour se rendre sur Aldorand.

Le jeune homme blond s'installa au bar et commanda un boisson. Il fut pris à partit par un extraterrestre hideux et son associé humain. C'était de dangereux criminels qui cherchaient visiblement la bagarre. La situation dégénéra et le jeune homme cru qu'il allait devoir se battre. Heureusement pour lui, Ben Kenobi s'interposa mais lui non plus ne put empêcher l'affrontement. D'un geste précis, Ben dégaina son sabre laser, arme traditionnel des jedis, et trancha la main de l'extraterrestre. Cela mit fin au combat instantanément. L'ambiance tomba dans la cantina pendant quelques instants avant de reprendre comme s'il ne s'était rien passé.

    • Luke, suis moi, je pense avoir trouvé un pilote, dit Ben Kenobi à Luke Skywalker, le jeune homme blond.

Le wookie, du nom de Chewbacca, mena Ben Kenobi à une table où il rencontrèrent Han Solo, le capitaine du Millénium Falcon, le vaisseau le plus rapide de la galaxie. Ils discutèrent pendant un moment des tarifs pour le voyage quand un homme roux assez grand et très fin s'approcha d'eux.


    • Bonjour, je m'appelle Tim, et je fais du tourisme, j'ai entendu dire que vous alliez à Aldorand. Cela m'intéresserai. J'ai de l'argent en quantité et je ne pose pas de question. Vous m'avez l'air de personne très intéressante.


Dans sa tête Tim, ou plutot Thsczyikhaar, se fit la réflexion suivante :


« Ca c'est la vrai liberté, je pense que je vais pouvoir m'amuser. Après cette histoire de guerre des étoiles j'irai voir et mettre mon nez dans cette histoire d'anneau unique. Tellement de chose à faire et tellement de temps. J'aimerais vraiment que tu vois ça Sarah »

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Déja la fin... sniff plus de lecture.

Enfin je suis quand meme heureux que sarah ait pu etre ramené à la vie tout en retrouvant ses parents. Comme quoi l'article sur les differentes morts etait juste la pour nous faire paniquer, ou nous rendre plus triste que ce que nous pouvions etre en lisant la fin du chapitre 23.
Par ailleurs on m'a souvent dit que TTH ne tenait pas souvent ses promesses (principalement lorsque je faisais des hypotheses en me basant sur ce fait), je n'y ai pas cru et il semblerait que j'ai eu raison. Meme apres tout ce qui lui ait arrivé pour retrouver son trident, il a quand meme tenu sa promesse faite envers sarah. Comme quoi les femmes ont le pouvoir de changer les hommes, lol
En une bien belle histoire qui se finit plutot bien.
Seul ombre au tableau, l'objectif premier de TTH n'est pas atteint, revoir sa famille. mais il semble tout de meme heureux.
voila pour les premieres impressions à chaud.
En tout cas un grand merci Sicar pour cet histoire.

Scykhe a dit…

Sarah est vivante, Sarah va retrouver ses parents mais Sarah ne reverra pas TTH, et il se retrouve exilé hors de son monde !
Ça pourrait être bien pire mais je pense que ça aurait put être mieux ;). Imagine savoir une personne en bonne santé mais ne jamais pouvoir la revoir.

L'article sur les différentes morts étaient surtout là pour bien vous faire comprendre l'enjeu derrière sa résurrection, que c'était pas facile. Et aussi pour dire que Slieg, c'est finit.

Pour ce qui est de Thscyikhaar et ses promesses... il les tient tant que ça l'arrange ou l'amuse et là c'est un peu des deux. En fait ses promesses il a surtout tendance à les oublier avec le temps.

Sinon n'oublie pas de revenir demain, il y a encore un petit quelque chose.

Anonyme a dit…

Aarrf presque au bout!
C'est vrai que c'est en demi-teinte niveau émotionnel, surtout avec le fait qui ne puisse plus la revoir!
Ensuite la conclusion de ce chapitre m'a bien fait rire!
Bonne journée Scykhe!