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vendredi 15 septembre 2017

Vendredi des dés - Dark Souls - le jeu de plateau - Critique


Il a l'air sympathique ce petit jeu !
 

Pas très accueillant au final ! J'ai même pas encore lancé un dé

Dark Souls est un jeu de plateau coopératif de 1 à 4 joueurs édité par Steamforged Games inspiré de la série de jeu vidéo éponyme sur laquelle j’avais écrit un article par le passé.

(En parallèle de mon article je vous invite à aussi lire celui du Comboteur Fou à cette adresse qui présente un autre point de vue très intéressant : https://comboteurfou.wordpress.com/2017/07/20/dark-souls-the-board-game-prepare-to-grind-teeth/)

Le financement de Dark Souls a été effectué par une campagne Kickstarter.

Je rappelle le principe pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un financement participatif avant même la production du jeu. Les concepteurs du jeu présentent leur concept avec souvent une démonstration des principes de bases et s’ils réunissent suffisamment de fond ils lancent la production.

En général, si le montant obtenu est supérieur au montant souhaité cela débloque des stretch goals qui vont augmenter la qualité et/ou la quantité de matériel.

Bref tout ceci pour dire qu’en avril 2016, j’investissais dans le projet avec pour objectif de livraison mars 2017.

Au final, la première livraison est arrivée courant juin 2017 et contenait uniquement la boite de base. Normalement toutes les extensions débloquées devraient être livrées avant la fin de l’année 2017.

Dans le cadre de cet article, je vais aborder plusieurs aspects du jeu. Pour commencer une présentation générale du jeu, ensuite les raisons qui m’ont fait acheter le jeu et pour finir mon avis.

Depuis juin, j’ai donc eu l’occasion de tester à plusieurs reprises le jeu sous différentes configurations.  J’ai pris le temps avant d’écrire cet article de prendre du recul sur le jeu pour éviter l’article trop enthousiaste écrit alors que l’odeur enivrante du jeu neuf n’a pas encore quitté la pièce.

Dark Souls est un jeu d’aventure dans lequel un groupe de personnages (pour l’instant 4 de disponibles) va traverser des zones remplies de monstres avant d’arriver à un mini-boss.

Une fois le mini-boss vaincu, ils vont à la découverte de nouvelles zones pour aller affronter le boss.

Chaque zone est l’occasion d’affronter des ennemies, de gagner des âmes (la monnaie universelle du jeu), voire de l’équipement et ainsi de se préparer à l’affrontement final.

Mais ces rencontres sont aussi l’occasion de trouver la mort sous les coups d’un ennemi ou en tombant dans un piège.

Si la mort vient à frapper l’un des personnages, l’intégralité du groupe retourne immédiatement au point de départ pour repartir à l’aventure au prix d’une étincelle.

S’il n’y a plus d’étincelle, c’est la fin de la partie.

Il est aussi possible à tout moment pour le groupe de choisir de se reposer en dépensant une étincelle. Le groupe repart alors du départ avec les monstres qui reviennent et l’occasion de gagner à nouveaux des âmes pour être mieux équipé se présente.

Tout ça pour se préparer aux affrontements de mini-boss et de boss qui sont d’un tout autre niveau que les confrontations de bases.

A ce sujet, parlons un peu de l’IA des ennemis, les adversaires de bases ont un comportement simple, unique et répétitif. Chaque type d’ennemis à son propre comportement et au final ne comporte aucun aléatoire.

Les boss et les mini-boss ont quant à eux une pile de cartes de comportement qui donne donc une série de coups différents mais toujours dans le même ordre une fois qu’on l’a découvert. (C’est en se faisant taper dessus qu’on apprend !)

Encore une fois, à part l’ordre des cartes, il n’y a pas d’aléatoire.

En fait l’aléatoire du jeu se trouve au niveau de l’équipement des personnages. Car à la fois, les équipements sont tirés au hasard (à part l’équipement de départ et les récompenses de boss) et c’est ceux-là qui déterminent les dés (nos petits générateurs de hasard préférés) qu’on lance en attaque et en défense.
 
Pour plus de détail sur les règles, je vous invite à les lire, elles sont disponibles gratuitement sur le site de l’éditeur : http://steamforged.com/s/DS-Core-Rules-FR-lores.pdf

 
Voilà pour la présentation du jeu dans les grandes lignes, maintenant je vais expliquer pourquoi j’ai supporté le financement de ce jeu.

J’en parle avant de donner mon avis car mon avis est grandement influencé par ces raisons.

Dark Souls est mon premier jeu financé de cette manière. J’avais déjà suivi un certain nombre de campagnes par le passé sans jamais passer à l’acte et préférant attendre  la sortie en magasin.

Lorsque la campagne a été lancé, j’ai commencé à la suivre avec enthousiasme tout en trouvant le ticket d’entrée assez élevé (80£ pas loin de 100€ à l’époque, approximativement 20 centimes maintenant :P).

J’adore le jeu et son univers mais la crainte que le jeu de plateau de ne soit pas bon me retenait.

Puis le temps a passé et le succès de la campagne a grandi, débloquant de nombreux nouveaux paliers avec son lot de nouvelles figurines et de possibilités.
 
Et là se trouve le mot important : figurines ! Je n’en ai pas parlé jusque-là parce qu’au final durant le jeu elles servent avant tout de pions (comme au risk).

Mais alors que la campagne grossissait, le nombre et le style des figurines devenaient de plus en plus attractifs et c’est ce qui m’a fait basculer.

Le jeu serait sorti sans figurines et avec uniquement des pions je ne pense pas que je l’aurai pris.

Etant alors décidé à passer à la caisse, je me suis intéressé de plus près au système.

J’ai compris que le jeu n’allait pas chercher à émuler l’expérience complète du jeu vidéo. Le jeu allait mettre en avant ce dernier rush depuis un feu de camp jusqu’au boss et l’affrontement épique qui s’en suit. Il n’y allait pas avoir d’exploration, de raccourci, de passage secret.

Le jeu serait un jeu de tactique et de stratégie pour arriver au boss le plus fort et le moins esquinté possible pour le tuer.

Je me suis revu traverser des dizaines de fois les même couloirs d’Anor Londo en affrontant les même monstres pour finir devant Ornstein et Smough encore une fois et mourir.

On pourrait croire que c’est frustrant mais chaque nouvel essai me menait plus près de la victoire tandis que j’apprenais petit à petit les différents schémas d’attaques des ennemis.

Donc l’idée de partir à la chasse au boss avec un groupe d’ami dans un jeu avec une bonne difficulté tout en manipulant de belles figurines qui pourraient me servir à d’autres occasions, a fini par me convaincre et j’ai soutenu le projet.

 

Avec cela en tête je vais pouvoir exprimer mon avis pour le jeu.

 
Est-ce que je suis satisfait de mon investissement ? Oui complètement.

Est-ce que je conseille de jouer au jeu ? Si on aime les jeux longs et complexes Oui.

Est-ce que je conseille l’achat de la boite de base seule ? Non sauf si les figurines vous font rêver.

Dark Souls est un jeu long (+ de 3h) et complexe qui demande idéalement d’être joué à 4 (j’ai testé les autres configurations et celle-là me semble la meilleure).

Dark Souls est un jeu coopératif contre une IA. Une fois qu’on a fait le tour des comportements de la boite de base, sans supplément les parties se ressemblent. Avec la boite de base, il y a de quoi faire 8 combinaisons de mini-boss/boss (4 mini-boss et 2 boss).

Dark Souls est un jeu avec de l’aléatoire, en fonction du tirage de l’équipement, il va peut-être falloir refaire plusieurs fois le même chemin pour accumuler les âmes pour avoir le bon tirage pour avoir une chance en affrontant le boss.

Dark Souls est un jeu qui coute cher sans extension, prix principalement due aux figurines qui peuvent ne présenter aucun intérêt pour certaines personnes.

Dark Souls n’est pas une adaptation exhaustive du jeu vidéo.

 
Personnellement, j’adore les jeux longs et complexes et j’ai la chance d’avoir un groupe d’amis proches qui aiment aussi.


Le manque de répétabilité de la boite de base ne me pose pas de problème parce que j’attends moult extensions qui vont changer la donne. J’ai connu la même chose avec le jeu de plateau Horreur à Arkham et il a fallu aussi des extensions pour changer la donne.

L’aléatoire du jeu ne me gêne pas, au contraire je trouve stimulant de devoir tirer le meilleur parti de ce que le jeu donne pour m’en sortir.

Lors de ma dernière partie, on a passé presque une heure à revoir toute la répartition de l’équipement dans le but de s’en sortir dans une bataille risquée. On a réussi et le sentiment de satisfaction était grand.

Et pour ce qui est de prix, étant passé par la campagne, j’ai payé moins que le prix actuel en magasin pour au final le double de matériel. Et étant un grand amateur de figurine, pour moi c’est un plus qui en vaut le prix.

En conclusion, c’est une critique assez difficile à faire. Car tout en étant conscient des défauts du jeu, j’ai déjà passé beaucoup d’excellents moments et je compte en passer d’autre. Mon enthousiasme pour le jeu est même supérieur que durant les premières parties.

Je sais que dans mon cercle de joueurs, il va devenir un classique. Mais mon cercle de joueurs n’est pas le plus classique.

Pour moi dépenser une centaine d’euros dans une boite avec de belles figurines et un jeu intéressant mais pas parfait n’est pas un problème mais je comprends que ça puisse l’être.

Dark Souls n’est pas un jeu parfait, ce n’est pas non plus un mauvais jeu. Il adapte très bien certains aspects du jeu vidéo tout en en ignorant d’autres pour des raisons de système de jeu.

Ce que je conseille surtout avant de passer à l’achat, c’est de l’essayer et de voir les figurines. Si il y a coup de cœur alors pourquoi pas.

Dans le cas contraire, il y a beaucoup d’autres jeux qui valent le coup et passer à côté de Dark Souls n’est pas grave.

De la même façon que je ne conseille pas le jeu vidéo Dark Souls à tout le monde, je ne conseille pas non plus le jeu de plateau.

 
Quant à moi, je vais m’éclater avec les deux.

 
A lundi et bon week-end.

mercredi 13 septembre 2017

Les Mercredi de la Culture - Seven Sisters - Critique


 
Seven Sister est un film de science-fiction d’anticipation dans un univers dystopique.

Dans un futur proche, face à l’explosion démographique, des nouvelles techniques de cultures sont mises en places pour pouvoir subvenir aux besoins d’une population sans cesse croissante.

Cependant, un effet secondaire non négligeable point le bout de son nez, la grande majorité des grossesses donnent naissance à des jumeaux, triplés, voir encore plus. Ce qui alimente encore plus la crise démographique.

Une loi est alors passée autorisant uniquement un enfant par couple et cryogénisant les éventuels frères et sœurs pour quand l’avenir sera meilleur.

A la même époque, une femme donne naissance à des septuplés et meurt en couche. Le grand père des sept petites filles décide de toutes les garder et met en place tout un système où chaque fille ne sortira que le jour correspondant à son nom.

30 ans plus tard, nous suivons donc le quotidien de Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi et Dimanche dans un monde où une police des naissances opère dans la plus pur tradition dystopique et pourchasse les frères et sœurs excédentaires

Pffff… c’est bien long pour un pitch… Ce que je viens d’écrire correspond aux cinq premières minutes du film.

Et cela se ressent par la suite dans le film.

Seven Sister est un film très riche et ambitieux.

Il y a une vraie maîtrise dans la direction de Noomi Rapace (Millenium, Prometheus…) qui joue les sept sœurs. Aussi bien au niveau technique qu’au niveau du design des sœurs (qui permet ainsi de les distinguer et de s’y attacher), le film fait un sans-faute et on a vraiment l’impression d’avoir 7 actrices identiques.

L’histoire simple (le train-train quotidien des sœurs est perturbé et elles cherchent à comprendre ce qu’il se passe) est intéressante et permet à travers le voyage des sœurs de profiter de l’univers.

A ce titre, le film est cohérent avec le pitch de base, toutes les scènes de rue sont filmés avec une foule permanente, le rat est devenu un met de base, bref on sent la surpopulation à chaque coin de rue.

Et dans même idée, l’oppression permanente d’un gouvernement cherchant à contrôler sa population par la propagande, la peur et la violence se font aussi bien ressentir.

Mais alors pourquoi ai-je l’air mitigé ?
 
Et bien c’est un petit peu comme dans un plat, additionner plusieurs bonnes choses qui ont l’air de bien se marier ensemble peut donner un résultat un peu trop lourd et qui tombe à plat.


Et je trouve que c’est le cas avec Seven Sisters, le film est bon mais dès qu’on le regarde d’un peu trop près il y a des choses qui ne marchent plus et quand à la tag-line que l’on voit un peu partout « Vous ne devinerez jamais la fin ! » elle devrait être assortie d’un astérisque *sauf si vous avez déjà vu un film d’anticipation dystopique et lu un polar ou deux.


Avant de passer à la partie où je spoile le film, voici mon avis, Seven Sisters est un bon film, beau et avec une belle DA. Le challenge d’avoir 7 personnages identiques à l’écran est un succès mais le film souffre de lourdeurs et de points un peu léger dans l’univers pour en faire un grand film.

Et Noomi Rapace est excellente dans son interprétation et ses personnages.
 

ATTENTION ÇA VA SPOILER !!!

En effet, pour ma part, dès le début je n’y croyais pas. Si le gouvernement à les ressources pour cryogéniser des millions de personnes et les maintenir en stase pendant des années pourquoi ne pas utiliser ses ressources pour autre chose.

Ainsi très vite, j’ai compris que la cryogénie était un synonyme d’euthanasie dans ce cas. A partir de là, je me suis demandé où le gouvernement trouvait le stock de psychopathes capable de tuer des millions de personnes sans que cela ne s’ébruite jamais.

Autant le truc serait en place depuis quelques temps, pourquoi pas… mais là ça fait plus de 30 ans que ça dure.

Je comprends bien que pour faire un film de ce genre il faut admettre certaine chose mais là en repensant au film je me rends compte que c’est un peu trop pour moi.

 
Après ce n’est pas forcément un gros défaut, Equilibrium que j’aime beaucoup a le même genre de problème mais comme dit plus haut c’est ce qui fait rater la marche de grand film comme peut l’être Bienvenue à Gattaca dans le même genre.

 
Cependant, le film réussit à avoir une très bonne fin. Elle est déprimante et moralement dérangeante et très loin d’un happy end ce qui aurait dénoté avec le ton du reste du film.

 En effet à la fin, le système s’effondre et les naissances sont à nouveau dérégulées. Après un speech de la « méchante » à la fois très juste et totalement horrible qui en gros annonce que la fin de la régulation c’est la fin de l’humanité et que si elle n’avait pas été démasquée elle aurait « tué » encore plus de monde car la survie de l’humanité passe par une diminution de la population, on passe sur une maternité surchargée en enfant au point que cela devienne effrayant mais avec le sourire de personnages voyant leur jumeau sur le point de naître.

 C’est une fin qui laisse un gout particulièrement amer… On ne peut pas cautionner les actes du gouvernement mais en même temps on se rend bien compte que sans régulation l’avenir est très sombre.

Je trouve que l’on peut tirer des parallèles entre cette situation et des problèmes de notre quotidien.

Et en cela, le film en tant que film de science-fiction d’anticipation est une réussite à mes yeux.

mercredi 10 mai 2017

Les Mercredi de la Culture - Alien Covenant - Critique

Dans un de mes articles précédents, j'expliquais tout mon amour pour la saga Alien. Et dans ce même article, j'exprimais mon impatience quand à la sortie d'Alien Covenant, je l'ai vu hier soir et voici ce que j'en pense.




Alien Covenant n'est pas un film parfait et il va, je pense, beaucoup diviser les critiques. Et je vais donc commencer par énumérer ce qu'on peut lui reprocher.


Le film souffre beaucoup de l'effet préquelle et ainsi son scénario est un peu cousu de fil blanc pour celui qui connaît bien la saga.
Sans oublier certaines "incohérences" avec ce qui a pu être vu dans les films suivants. Je met incohérences entre guillemet parce que pour ma part je n'en ai pas vu. Mais je ne doute pas que certains en verront.
On peut aussi lui reprocher certaines décisions des personnages qui peuvent passer pour débiles ou artificielles et qui rappellent (en moins grave) certaines décisions de Prometheus.
Pour finir, on peut lui reprocher un rythme un peu particulier avec une très longue première partie loin des enjeux de la saga.


Ce qui me permet de rebondir sur les bons points, avec justement cette première partie qui est cependant magnifique, dans une ambiance Hard SF comme je les aime et permet d'installer l'univers et de s'attacher aux personnages.
On dit souvent que dans certains cas ce qui importe ce n'est pas destination mais le voyage et bien ce film entre dans cette catégorie. On connait en partie la destination mais le voyage reste fascinant.


En prenant du recul sur la saga, j'ai constaté que les films Alien ne jouent pas à provoquer des peurs avec des sursauts et moments intenses (même si ils en comportent). Les plans les plus iconiques des films sont lents et mettent en avant toute l'horreur, la tension et l'étrangeté de la situation. En tant que spectateur on est impuissant devant l'horreur qui se profile, on la voit venir, on sait qu'elle est là et la tension grimpe.
La première fois que j'ai vu Alien3, je ne l'ai pas aimé parce que justement je voyais tout venir à l'avance et j'avais l'impression que c'était nul. Avec le recul, je comprend qu'il n'était pas nécessaire de surprendre. Les Aliens n'ont pas besoin de la surprise pour être monstrueux et dangereux. Ils sont une formes de danger inéluctable.


Bref, tout ça pour dire, que dans cette catégorie Alien Covenant s'en sort très bien. En étant en plus particulièrement gore, l'interdiction au moins de 12 ans est largement mérité.


Pour finir cette critique, dans l'article écrit plus tôt dans l'année, je disais que Prometheus même si faisant partie de la saga avait une place à part pour moi et qu'il lui manquait juste un film à sa suite pour bien l'intégrer.


Et bien Alien Covenant le fait à la perfection. Et en allant le voir, ce n'est pas un film mais deux que je fais maintenant entrer dans ma saga préférée.
Il y a pleins de petites choses qui m'avaient dérangées dans Prometheus qui trouvent ici une explication.


En conclusion, Alien Covenant réussis à mes yeux à être un bon Alien, une bonne suite à Prometheus et un lien fort dans la saga !


Et pour ceux qui se posent la question (attention cela révèle un peu l'intrigue du film) :


Alien Covenant ne termine pas l'arc préquelle d'Alien, il y a encore à faire pour arriver au premier de la saga.


A vendredi 19h pour Vendredi des dés !




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mercredi 3 mai 2017

Les Mercredi de la Culture - Collection H.G. Wells - Bande Dessinée

Pour cause de premier mai, il n'y a pas eu d'article lundi avec le planning alors je le fais ici rapidement :


Aujourd'hui, je cause BD
Demain, je continue à mettre en place mon contexte pour ma nouvelle campagne de Dark Heresy
Vendredi, je parle de plusieurs jeux de plateau que j'ai découvert le week end dernier.


Donc, parlons BD.
 

Une nouvelle collection est sortie récemment et retrace en BD les œuvres de H.G. Wells avec pour le moment de disponible : la Guerre des Mondes, l'Homme Invisible et la Machine à Voyager dans le Temps.

Les BD sont très respectueuses des œuvres d'origines avec un très jolie style de dessin tout en ambiance steampunk victorien.

J'ai rapidement adhérer à cette collection parce que les romans d'H.G. Wells font partie des premiers romans de science fiction que j'ai pu lire et que j'en garde un très bon souvenir, en particulier de la guerre de monde et je trouve toujours aussi fascinant de lire de la vieille science fiction et de se dire que l'homme derrière ça avait une imagination de folie.


Bref, je conseille vivement cette collection à tout amateur de SF classique avec des dessins magnifique et moderne !


A demain 19h pour Jeudi Rôle !

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mercredi 19 avril 2017

Les Mercredi de la Culture - 13 Reasons Why - Une série Hydre





L'hydre est une créature mythologique serpentiforme qui a la particularité pour chaque tête qu'on lui coupe d'en avoir deux qui poussent à la place.


Quand j'ai débuté 13 Reasons Why, j'avais face à moi ce qui semblait être une simple série :


 - Un contexte clair : une petite ville aux USA, son lycée et ses élèves.
 - Un ptich explicite : Suite au suicide d'une élève, celle-ci laisse des cassettes posthumes pour expliquer son geste.
 - Un saison de 13 épisodes complète.
 - Un début, un milieu, un fin.


Je m'y suis donc attaqué avec en tête un simple petit serpent qui serait vite apprécié car je suis toujours friand de fictions dans l'univers scolaire avec des adolescents.


Et plus j'avance dans le visionnage plus le serpent perd la tête pour en gagner de plus en plus à chaque fois, donnant à chaque fois une nouvelle lecture possible de la série. Et au bout de ce voyage éreintant (car la série est assez éprouvante moralement bien plus que ce que je pensais), je l'ai encore en tête et j'y réfléchi encore.
C'est une des premières fois qu'une série et ses personnages me font ça et c'est pour cela que j'ai envie d'écrire et de partager sur le sujet.


Si avec ces quelques lignes, je t'ai donné envie de voir la série vas y avant de lire la suite.


Si tu l'as déjà vu ou que tu n'es pas encore convaincu je vais commencer par aborder la première tête de la série qui correspond au premier visionnage et la structure de la série.


L'histoire débute avec Clay, lycéen de son état. C'est un gars classique, sérieux et bon élève. Il n'est pas spécialement populaire mais ce n'est pas un souffre douleur non plus. On comprend vite qu'il y a eu un drame dans son lycée, le suicide d'une élève Hannah. On voit autour de Clay, les habituels microcosmes du lycée américain se mètre en place.
Un soir alors qu'il est chez lui, Clay reçoit un mystérieux paquet. Celui-ci contient 7 cassettes audio avec les faces numérotées de 1 à 13 et un plan. Après avoir pris le temps de trouver un lecteur de cassette en 2016, Clay lance la face numéro 1.
A sa grande surprise, il entend la voix d'Hannah qui lui explique que s'il écoute ces cassettes c'est qu'elle est morte et que c'est sa faute.
En effet, chaque face de chaque cassette est un témoignage d'Hannah au sujet d'une personne et donc 13 raisons qui l'ont poussé à se donner la mort.
Le lot de cassette se transmet comme une chaîne, une fois qu'on a fini de les écouter on les passe au suivant sur la liste et le seul moyen pour connaître "sa" cassette c'est de les écouter. Et si on ne joue pas le jeu alors Hannah prévient qu'il y aura des conséquences.
Clay n'ayant pas la moindre idée de la raison de sa présence sur cette liste panique à l'idée de ce que sa cassette pourra bien raconter.
Il se lance donc plein d'appréhension dans l'écoute complète de la première cassette. Et c'est donc porté par la voix d'Hannah qu'il plonge dans l'histoire qu'elle raconte tout en revivant lui même certains souvenirs et en affrontant le présent de son lycée à travers ce qu'il découvre à l'écoute des cassettes.


Chaque épisode se construit donc sur ce principe, Clay écoute une cassette. On passe de flashback de ce que raconte les cassettes à scènes dans le présent avec Clay qui assemble les pièce de l'histoire et confronte les autres personnes présentes sur les cassettes.
On ne se perd jamais dans la narration car il y a un ton de couleur différent entre flashback et présent plus des subtiles différences physiques au niveau des personnages pour les situer dans les périodes immédiatement.


La série est portée par un casting de jeunes acteurs talentueux qui réussissent à transmettre toutes les émotions complexent par lesquels ils passent avec une mention spécial pour les acteurs de Clay (Dylan Minette) et Hannah (Katherine Langford)


Voilà pour une description plus détaillée de la série, maintenant je vais passer aux autre tête et rentrer de plus en plus dans le détail et donc dans le spoil donc avant qu'il ne soit trop tard, va voir cette série et ensuite tu pourras revenir lire la fin de l'article.


Attaquons nous à la seconde tête qui sont les thématiques abordées par la série. Elles sont nombreuses, complexes et d'actualités.


La série parle de suicide, de harcèlement à l'école, d'agression, de viol, de culture du viol, de pressions social, de consommation de drogues, de respect de la vie privée...
En général, chaque épisode met en avant un thème à travers le témoignage d'Hannah. Et même temps que l'on voit ce qu'elle vit, elle explique par les mots ce qu'elles ressent et je trouve que cela tombe souvent juste.
La richesse des thématiques va au delà de l'univers du lycée car même si le harcèlement y est très lié tout le reste peut sortir du cadre du lycée.


Troisième tête, la spirale qui pousse au suicide. A travers les 13 épisodes, on voit la vie d'Hannah être réduite à néant morceau par morceau. On comprend comment s'imbrique toutes les situations et comment l'accumulation des choses peut amener à un choix aussi extrême.
Cela a été enrichissant pour moi à titre personnel, avant dans ma vision du monde j'avais tendance à voir le suicide comme un geste de faiblesse. Après avoir vu cette série, j'ai changé d'avis et je comprend mieux. Et surtout, je ferais plus attention à certaines choses et je pense que cette série peut sauver des vie.


Quatrième tête, la finesse d'écriture des personnages. Une grande qualité de la série se trouve dans ses personnages. Quand Clay découvre les protagonistes des cassettes à travers le regard d'Hannah, ce sont des monstres. Et pourtant au fil des épisodes, les monstres redeviennent humains et la merveilleuse complexité humaine est exposée. Et en écho avec la critique d'un ami, il disait qu'un des personnages, Bryce, était l'un des seuls à ne pas bénéficier de se traitement fait de bons et mauvais côté. Et pour son cas à être présenté uniquement avec un mauvais côté. Ce n'est pas ce que j'ai ressenti. Sans les témoignages d'Hannah, Bryce est dans la série un capitaine d'équipe de Football classique, issue d'une famille riche, il n'hésite pas à partager cette richesse avec ses amis. Il est bourrin, macho comme peut l'être beaucoup de jeune privilégié avec un bon physique. Et s'il ne peut "briller" comme les autres personnages des cassettes, c'est parce qu'il est le seul à ne pas les avoir écouter. Il ne comprend pas ce qu'il se passe autour de lui contrairement aux autres. Il est encore dans un univers "innocent" où il ne mesure pas l'impact de ses actes. Il est important pour moi d'avoir un personnage comme ça pour l'opposer à ceux qui ont écouter les cassettes et celui qui les découvre.


Cinquième tête, la différence entre le ressentit et la réalité. Clay écoute Hannah lui dire sa vérité, Hannah ne ment pas et pourtant elle ne dit pas la totale vérité. Clay quand à lui interagit dans le présent et constate la vérité.
Doit on tenir rigueur à Hannah ? Non car si les faits ne sont pas parfaitement exact le ressentit perçu est vrai et les conséquences de ce ressentit sont réelles.
C'est une vraie réflexion sur la position de victime et sur le fait qu'il faut laisser les personnes témoigner de leur ressentis sans les remettre en question.  Tout en gardant un regard objectif sur la situation.


Sixième tête, la relation entre Clay et Hannah. Clay étant l'élément moteur de la série sa relation avec Hannah est traitée de manière différente qu'avec les autres personnages.
En effet, on bénéficie aussi de son point de vue et on se rend compte alors de toute la difficulté que l'on peut rencontré dans le cadre des relations humaines. Qu'entre ce que l'on pense dire, ce qu'on l'on dit, ce que l'autre entend, ce que l'autre comprend et qu'on rajoute toutes les choses qu'on ne dit pas à temps, que l'on n'ose pas dire, ou qu'on ne fait pas, c'est un sacré bazar.
Pour nous spectateur avec tous les éléments en main, voir ces deux personnages ne pas réussir à construire une relation à cause de "détails" est à la fois frustrant et révélateur.


Septième tête, le deuil. La série dans son ensemble peut être vu comme une métaphore du processus de deuil en 5 étapes.
Au début, on est dans le déni, c'est léger, Hannah ne semble pas morte, juste absente.
Vient ensuite la colère, et comme Clay on veut se venger sur les responsables.
Arrive le marchandage avec la cassette de Clay, il ne veut pas l'écouter, on n'est pas sur de vouloir non plus. Et si Clay était un salaud. Il cherche à négocier avec Tony.
La dépression frappe de plein fouet ensuite, Hannah est et bel et bien morte.
Et pour finir on l'accepte.


Huitième tête, le personnage de Tony. C'est un ovni au milieu des autres. Il n'est pas le sujet d'une cassette et pourtant il semble tout savoir. Il semble veiller sur Clay tout en le poussant à écouter les cassettes.
Interprété par un très bon acteur qui réussit à jouer l'ambiguïté de son personnage avec merveille, j'ai été fasciné par ce personnage.


Neuvième tête, tous les "petits sujets" que l'on entraperçoit et qui ne sont pas le cœur de la série avec la relation avec les parents, l'homosexualité, les grandes surfaces, les réseaux sociaux, l'impact de la réputation sur la vie future...
Tout autant de pistes de réflexions après avoir déjà bien gambergé sur les autres sujets.


Je vais m'arrêter là mais je suis sur que demain matin, il y en aura encore des nouvelles.


Rarement une série m'aura fait ressentir autant de choses et je lui en suis reconnaissante. Et j'espère que ceux qui la verront la trouveront aussi riche que moi.


A vendredi 19h pour Vendredi des dés !




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mercredi 5 avril 2017

Les Mercredi de la Culture - Ghost in the Shell - Film 2017 - Critique


Ghost in the Shell (Gits), le film sorti en 2017, est l'adaptation d'un manga de Masamune Shirow qui a été déjà adapté une première fois en 1994 sous forme d'un film d'animation par Mamoru Oshii.

Le manga comme le film d'animation sont des pierres angulaires du cyberpunk des années 90 qui ont inspiré par exemple Matrix.

A titre personnel, j'ai découvert le cyberpunk par le jdr et j'en suis tout de suite tombé amoureux et Gits fait partie des œuvres fondatrices de ma vision de ce type d'univers.

Bref, j'attendais ce film avec une certaine impatience et aussi un peu de fébrilité. Il s'agit d'une production américaine, d'une adaptation, le choix de l'actrice principale (Scarlett Johansson) peut paraître avant tout marketing.
J'y suis donc allé avec des attentes restreintes et la crainte de voir un Dragon Ball Evolution Bis.

Je prend le temps d'introduire cette critique pour expliquer pourquoi ma critique sera en 3 volets, un premier qui parlera de l'objet filmique pur, le second à travers le spectre du cyberpunk et le troisième en tant qu'adaptation.

Commençons donc par le film en lui même :

Gits est donc un film de science fiction d'anticipation qui nous fait suivre le personnage du Major, un cyborg (corps robotique cerveau humain), premier de sa génération, qui travaille à la section 9 une force d'élite de la police qui enquête sur les cyber-crimes.
Dans l'univers de Gits, les modifications corporelles à base de machine sont courantes et la plupart de la population possède au moins une augmentation.
Le Major est exceptionnelle car elle est la première personne à avoir subit une modification intégrale et pour laquelle il n'y a plus que le cerveau d'humain.
Et forcement, elle se pose des questions sur son humanité.

Gits s'oriente donc autour d'une enquête policière, avec des meurtres, des intrigues, de l'action, des trahisons... Ce n'est pas un film d'action pan pan boum boum et à la fin la terre n'est pas sauvé d'une menace menaçante !!!!

Ainsi même si le film a des scènes d'action de bonnes qualités, elles ne sont pas le cœur du film. A la manière d'un Blade Runner, on suit un personnage (ici le Major) dans son enquête.
Le film prend donc le partie de prendre son temps et de raconter son histoire en évitant les sous-intrigues.

Dans ces conditions, il est important que le personnage central soit convaincant et j'ai trouvé Scarlett Johansson très bien dans le rôle. Son langage corporel donne corps au personnage du Major et son jeu s'accorde bien avec le personnage que l'on nous présente.

Atour d'elle, gravitent ses collègues et les autres personnes lié à l'enquête. Si aucun n'est aussi développé que le Major, ils offrent une galerie étoffée et pleine de personnalité qui remplie le monde de Gits.

Malgré tout, le film se déroule dans un univers très riche et par certains aspects complexes et il passe parfois rapidement sur certains éléments au risque de perdre certaines personnes qui ne sont pas familières avec le genre cyberpunk.

En conclusion, Gits est un film cyberpunk policier qui fonctionne bien avec une histoire qui tient la route, des visuels superbes mais qui part son rythme et son univers atypique peu être déstabilisant.
Je conseille très vivement d'aller le voir uniquement parque voir du cyberpunk sur grand écran est rare.

Passons donc au second point, le cyberpunk dans Gits :

C'est une merveille... J'ai eu des frissons durant plusieurs scènes et il vient s'ajouter d'office à ma liste des films à voir pour comprendre le cyberpunk détrônant même le film d'animation Gits car plus accessible pour la découverte.

Au niveau visuel, rien à redire. L'univers cyberpunkien est bien là, avec des riches très riches, de la modification corporelle, des zones de non loi pour les pauvres, des discussion sur l'augmentation, sur la moralité, des corporations, du hacking, des questions sur l'identité, la transhumanisation...

Alors bien sur, dans le cadre d'un film de moins de deux heures, ça va vite et ce n'est pas très approfondi mais c'est quand même là. Et l'histoire principale reste quand même totalement dans des thématiques cyberpunk.

La seule chose que je reproche au film est d'être resté sur une classification PG-13 qui a quand même aseptisé le côté sale, violent et brutal de ce genre d'univers. Ainsi les zones de non-loi existent mais ne sont presque pas montrées, l'ultra-violence de la rue est sous entendu mais pas vraiment présente. Il manque pas grand chose, un punk ou deux un peu dégueux dans un travelling, des augmentations un peu barbares, les ravages des drogues de synthèses.
Heureusement que le film Dredd existe pour cet aspect.


Il est temps de passer au troisième volet, la question de l'adaptation qui est le volet le plus sensible :


Déjà, Gits le film est plus une adaptation du film d'animation que du manga. Et le film d'animation est déjà très différent du manga (en étant beaucoup plus sérieux par exemple).


Certains plans sont repris à l'identique entre le film et l'animation mais l'histoire n'étant pas identique les enjeux ne sont pas les mêmes derrière.


Car si Gits reprend le visuel, les personnages et certains thèmes, le fond de l'histoire est complément différent. Elle est moins complexe sans être simple, reste sur un fond de questionnement sur l'humanité et sa nature mais change complètement la donne avec par exemple la présence d'un grand méchant qui n'existe pas et n'est pas nécessaire dans le film d'animation.


Je trouve que c'est une bonne idée car dans le fond, ce n'est pas une trahison. C'est une nouvelle piste de réflexion à la fois semblable et différentes.
Son côté plus accessible est aussi intéressant car si Gits en animation est effectivement très profond, il n'est pas forcément accessible et je me souviens de mon premier visionnage qui m'avait fasciné mais en même temps laissé perplexe.


Je trouve qu'on est gagnant dans tous les cas, si on est fan de Gits, le film est un nouveau support avec des nouveaux choix et reste intéressant.
Si on ne connaissait pas Gits alors le film est une bonne porte d'entrée qui invite à se plonger dans ce genre d'univers et voir le film d'animation.


Dernier point de l'adaptation, le casting de Scarlett Johansson dans le rôle du Major. Cela avait causé pas mal de remous avec des accusations de Whitewashing (casting d'une actrice blanche pour le rôle d'une asiatique) et bien il faut savoir que le film traite le point à la perfection et qu'il n'y a pas de débat à avoir.


En conclusion, Gits est pour moi un film très correct et qui n'abuse pas de l'action, une excellente vision cyberpunkienne et une bonne adaptation.


On se retrouve dans quelques mois pour parler cyberpunk avec la suite de Blade Runner


A vendredi 19h pour Vendredi des dés !




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mercredi 1 mars 2017

Les Mercredi de la Culture - Logan - Critique sans spoiler




Quoi de mieux qu'un mutant immortel qui régénère pour le retour à l'activité du blog !


C'est donc après un peu plus d'un mois d'absence que me revoilà avec, pour reprendre le rythme, une critique des plus récentes aventures de l'ami Serval (clin d'œil à tous ceux qui ont découvert les X-Men avec cette traduction !)


Dans Logan, nous suivons l'homme au squelette et aux griffes d'adamantium dans sa vie quotidienne en 2029.
Et cette vie est bien banal, pas d'école de Charles Xavier, pas de voyage dans le temps, pas de périple japonais.
Logan vit au Texas pas loin de la frontière du Mexique et entre deux bitures, il conduit une limousine en mode Uber. Il a le poil grisonnant, boite fortement et semble bien au bout du rouleau pourtant il économise dollar après dollar dans le but de s'acheter un bateau et de quitter cette vie tristounette.


Bien sur comme il ne s'agit pas d'un drame social, un évènement perturbateur va arriver et déclencher toute une série d'évènements transformant le film en un road movie sanglant.


Sanglant, voilà un mot qui décrit bien le film, en effet il est interdit au moins de 12 ans et en profite pour vraiment montrer le résultat des griffes de Logan sur de la viande humaine. Les scènes d'actions sont particulièrement violentes et sanglantes, âmes sensibles s'abstenir.


C'est donc sur la route que se passe la majorité du film avec des étapes qui se traduisent souvent par des envolés de violences.
Durant le trajet, petit à petit, on sera amener à comprendre la situation telle qu'elle est en 2029 car quand on suit la timeline des films X-men on peut se demander comment la situation a pu arriver à ce stade 6 ans après l'épilogue de Days of Future Past.


Il s'agit donc d'un film très atypique, loin des classiques films de super héros, d'ailleurs à mes yeux ce n'est pas un film de super héros.
Le rythme est aussi particulier avec beaucoup de scènes de routes et de discussions entrecoupés de scène très violente.
Au niveau de l'histoire, c'est assez intimiste, il n'est pas question de sauver le monde. Il s'agit avant tout de Logan et des personnes qui gravitent autour de lui. A ce titre, le film ne cherche pas à faire l'encyclopédie et même s'il explique la situation, il ne cherche pas à tout justifier laissant une bonne part de l'interprétation à faire au spectateur.
Mais ce choix est parfaitement compréhensible et laisse la porte ouverte à d'autres films pour le faire. Il est ici question de suivre des personnages vieux, usés, fatigués avec des traumas et c'est cela qui importe plus que comment ils sont arrivés à cette situation.


Hugh Jackman livre une prestation ébouriffante et propose un Logan, usé, fatigué et psychologiquement dévasté avec beaucoup de conviction tout en gardant la férocité et l'animalité du personnage.
Dafne Keen dans le rôle de la mystérieuse jeune fille que l'on voit dans la bande annonce et aussi très impressionnante dans le rôle qu'elle joue et la relation qu'elle tisse avec Logan m'a beaucoup plu car jouant sur des thèmes que j'apprécie particulièrement.


En conclusion, Logan est un film violent, viscéral avec en son cœur des personnages brisés qui voyage dans l'espoir de quelque chose de mieux.
Ce n'est pas un film de super héros et c'est tant mieux.
On peut lui reprocher un rythme un peu particulier (lent blabla, violence hardcore, lent blabla, violence...) et un manque de d'approfondissement dans le monde décrit avec des petites incohérences.


Mais si les incohérences sont bien là, à mes yeux ce n'est pas grave car cela sert la symbolique autour du film. Celle d'une page qui se tourne. Le passé est le passé, inutile de fouiller dedans pour se faire du mal et de toute façon cela ne change pas la situation actuelle par contre le futur reste à écrire.


Si vous êtes à la recherche d'un film de super slip léger et drôle, passez votre chemin. Si vous aimez le personnage de Logan avec sa violence et ses failles alors je vous le conseille.


A demain 19h pour Jeudi Rôle !

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mercredi 4 janvier 2017

Les Mercredi de la Culture - Passengers - Critique

Alors pour une fois je vais faire une critique de film sans mettre la bande annonce pour commencer.
Parce que la bande annonce spoile pas mal et en plus ne représente pas du tout la teneur du film.


Attachez vos ceinture, c'est parti pour la critique de Passengers !


Dans le vide intersidérale, un vaisseau spatiale parcours l'infini cosmique avec à son bord 5000 passagers et 258 membres d'équipage pour aller participer à la colonisation d'une nouvelle planète. Le voyage durant 120 ans, tout le monde est bien sagement endormi dans son tube et c'est le pilote automatique qui s'occupe de tout.
Sauf que, et il faut bien "un sauf que" parce que sinon on regarde des gens pioncer pendant deux heures, les modules de sommeil soit disant infaillible ne le sont pas et un passager se réveille beaucoup beaucoup trop tôt...


Voilà pour le pitch, je n'en dit pas plus car c'est un film qui mérite d'être découvert au même rythme que les personnages.


Passengers est un film de science fiction suffisamment réaliste pour être crédible mais sans être de la Hard SF. Mais, et c'est la marque d'un bon film de SF, le cœur du sujet n'est pas la science mais l'humain.  Au fil du film, alors que les personnages sont confrontés à diverses situations, on ne peut s'empêcher de se poser la question sur nos propres réactions dans les mêmes circonstances.
Sans être philosophique, le film soulève des interrogations intéressante sur la solitude, l'isolement, l'amour, les relations humaines.


Tout cela dans un cadre magnifique, le vaisseau et ses différentes parties ont été conçues avec soin et nous transporte vraiment dans cet univers, on a vraiment l'impression d'y être.


Les acteurs sont bons et réussissent à partager ce que leur personnages ressentent ce qui est important vu que l'humain est au cœur de l'histoire.


J'ai été très surpris par le film car je m'attendais à autre chose en allant le voir. Et ce fut une bonne surprise au final. J'ai trouvé que le film avec une grande ressemblance avec Wall-E de Pixar qui est un film que j'adore.
Je prend toujours du plaisir à voir de bon film de SF et celui-ci en fait partie. Mais il n'entre pas dans la catégorie des excellent (comme Bienvenue à Gattaca ou la série Black Mirror par exemple).


Il n'y entre pas pour plusieurs raisons, avoir de l'humain dans un film de SF c'est important mais là, c'est un peu trop et c'est le seul moteur du film.
Ensuite j'ai trouvé la fin beaucoup trop rapide même si je comprend l'intention du scénario.
Et pour finir, il s'agit quand même d'un film où au final il ne se passe pas grand chose.


A vous de juger


A demain 19h pour Jeudi Rôle !

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jeudi 15 décembre 2016

Jeudi de la culture - Rogue One : A Star Wars Story - Critique sans spoil




Hier presque un an après la sortie de l'épisode VII, il était temps de se replonger dans l'univers de Star Wars avec le premier "Star Wars Story" qui s'éloigne des protagonistes classique pour apporter un nouvel éclairage sur cet univers.


Rogue One se déroule avant l'épisode IV et l'histoire tourne autour de la construction de l'Etoile de la Mort et de la rébellion qui cherche des informations à son sujet.


Pour aller droit au but, j'ai adoré et il entre directement dans le top de la Saga à mes yeux.


Mais je pense que c'est en partie parce que ce film touche directement dans ce que j'aime le plus dans cette saga et voici pourquoi plus en détail.


Rogue One est avant tout un film de guerre et d'espionnage et cela se voit au niveau de la mise en scène et du déroulement du film.
A ce titre je le déconseille fortement à un jeune public (moins de 7-8 ans).
Rogue One est ainsi un film très sombre, très loin de la légèreté que l'on peut voir dans les autres films. L'Empire Contre Attaque est presque joyeux à côté.
En plus d'être un film de guerre, Rogue One le fait bien. Les batailles ont un sens, il y a des enjeux, des objectifs, un déroulement. Ce n'est pas simplement deux armées dans une plaine vide qui s'affrontent en mode bourrin (oui c'est de toi que je parle Episode I).


Ensuite, on est dans une période que j'adore et qui est très bien retranscrite à l'écran. La domination Impériale se fait bien sentir, la rébellion est un petit groupe clandestin qui se bat avec tous les moyens à leur disposition (et ne sont donc pas des gentils paladins). On retrouve vraiment l'ambiance de l'épisode IV mais avec une ambiance plus pesante, on est avant le "Nouvel Espoir".


J'ai aussi beaucoup aimé le traitement de la force et des Jedi avec un retour vers le côté mystique et vieil religion perdu. On est loin des ninja magiciens sautillants.


Et pour finir la bataille finale s'approche de la perfection avec une très bonne maîtrise du triptyque classique de la saga : Bataille spatiale, bataille au sol, bataille individuel.


Le film n'est pas parfait pour autant, avec un début dense et haché qui peut perdre un petit peu avec en particulier beaucoup de lieux qui défilent très vite.
A noter aussi une musique pas toujours inspirée qui a force de vouloir ressembler à la musique connue mais pas vraiment passe plutôt pour une version de seconde zone qui n'aurait pas eu les droits.


Certaines de ces qualités peuvent aussi être vu comme des défauts, c'est beaucoup moins Space Opera, beaucoup moins aventure, moins d'humour et très sombre à la fois au niveau de l'histoire que du design. On est loin des paysages exotiques et luxuriants des épisodes 1, 2 et 3.


En conclusion, on est bien dans un nouveau type de film dans l'univers de Star Wars qui reprend certains codes mais qui s'affranchit de pas mal d'autres. A ce titre, c'est difficile de le comparer aux autres mais ce qui est certains c'est que j'ai passé un très bon moment et que j'ai rarement vu mieux dans la catégorie film de guerre SF.


A demain 19h pour Vendredi des dés !

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vendredi 2 décembre 2016

Vendredi des dés - Colt Express - Marshal et Prisonniers - Critique

Dans la présentation de Colt Express, j'avais annoncé une nouvelle extension Marshal et Prisonniers.
Je me la suis procuré et voici ce que j'en pense !


Comme son nom l'indique cette seconde extension de Colt Express ajoute le Marshal et des prisonniers.


Mais mais va s'écrier le connaisseur assidu ! Le Marshal était déjà dans le jeu de base !


En effet, fidèle lecteur, tu as raison ! Mais il n'était alors qu'un pion sans vie se déplaçant d'une case de temps à autres en fonction des actions des joueurs.


Grâce à cette extension, le Marshal devient un personnage à part entière joué par un joueur.
Ce personnage n'a pas les mêmes objectifs que les bandits, pas les mêmes actions et se présente vraiment en opposition des bandits.
Car si le Marshal réussit à accomplir 4 de ses 5 objectifs il gagne alors la partie tout seul sans prendre en compte le butin des bandits.
Avec sa main d'action pouvant lui permettre de faire 3 actions à la suite, d'arrêter les joueurs et de tirer 6 balles par manche, il peut s'avérer une vraie plaie ! Heureusement, il ne distribue plus de balle neutre quand on se retrouve sur sa case.


A côté de ça, un nouveau wagon fait son apparition, il s'agit du wagon prison dans lequel les bandits se retrouvent si le Marshal les arrête.
On trouve aussi dans ce wagon des prisonniers neutre qui s'ils sont libérés rapportent des sous et donne un nouveau pouvoir au bandit.


Les bandits gagnent une nouvelle action qui leur permettra soit de sortir de prison ou de faire sortir un autre prisonnier, ou bien de copier la dernière action faite par un autre bandit. Cette action vient remplacer la carte Marshal qui ne sert plus s'il est joué par un humain.


Pour finir, on trouve aussi dans ce supplément de quoi jouer un nouveau bandit portant le nombre de joueur à 8 au maximum (7 bandits et 1 marshal).


Voilà pour la description, maintenant voici ce que j'en pense. Cette extension est beaucoup plus difficile à prendre en main que la précédente et fait passer Colt Express du stade de petit jeu à jeu moyen.
Mais ce qu'elle apporte est très intéressant, le Marshal apporte une toute nouvelle dynamique aux parties, l'action Idée Géniale permet des gros coups de Trafalgar et la multiplication des façons de gagner de l'argent permet aux joueurs une grande variété de choix.


C'est simple dans le jeu de base, il y a 3 façons de gagner de l'argent avec toutes les extensions ce chiffre passe à 7 !!


Cette extension trouvera donc sa place parmi des joueurs de bons niveau, nombreux et ayant un peu plus de temps.
Pour une partie simple avec des débutants, je conseille de rester sur la boite de base avec éventuellement Chevaux et Diligences en plus.


Rendez vous lundi 19h pour Lundi c'est permis

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mercredi 30 novembre 2016

Les Mercredi de la Culture - World War Z - Livre de Max Brooks

Parlons de ce qui est pour moi le meilleur livre sur les zombies que je connaisse !




A mes yeux, il existe deux grandes catégories d'œuvres sur les zombies : celles qui l'abordent en tant que monstre de base et celles qui s'en servent pour une critique sociale.
Par exemple : Braindead est un film avec des zombies monstres qui provoquent des catastrophes et sont un prétexte pour du gore et de l'horreur, tandis que les zombies dans les films de Romero sont plus des métaphores de notre société.
J'apprécie les deux mais avec une nette préférence pour les œuvres avec une double lecture.


Et dans cette catégorie, World War Z est le champion !


Dans cet ouvrage, nous suivons une personne qui va interviewer des gens à travers le monde plusieurs années après la fin de la guerre mondiale contre les zombies.  (Ce n'est pas un spoil c'est les première page du livre).


De base, l'intérêt du livre n'est pas dans la destination (la guerre est finie, si les gens sont interviewés c'est qu'ils ont survécu...)  mais dans le chemin parcouru.


A travers tout ces portraits, on va aller du patient zéro à la reconstruction en passant par la guerre totale. En changeant de point de vue régulièrement, on a l'occasion de voir la situation dans son ensemble et pas seulement à travers les yeux d'un même groupe de survivant. On voyage à travers les monde et les situations sont aussi diverses qu'intéressantes.
Et le mieux, c'est que l'auteur profite de ça pour glisser par ci par là des critiques fortes sur notre mode de vie, notre société, la nature humaine, le bien, le mal, l'instinct de survie...


Mon avis est très enthousiaste et je conseille vivement de lire ce livre même si on est pas un grand fan de zombies.
Cela reste cependant un ouvrage avec des passages difficiles.
Pour mieux encore mieux l'apprécier je conseille aussi de jeter un œil à l'autre ouvrage de Max Brooks : Guide de survie en territoire zombie. C'est dans ce livre qu'il décrit les règles de fonctionnement de ses zombies (parce que chaque univers suit des règles différentes à ce sujet...)


Il y a un film du nom de World War Z qui est sorti. Le rapport entre le livre et le film et le même qu'entre un camion de pompier et une fraise. Donc l'un ne remplace par l'autre et autant je trouve le film médiocre autant le livre est un indispensable.


Bref, World War Z le livre est un chef d'œuvre !


A demain 19h pour Jeudi Rôle !

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mercredi 23 novembre 2016

Les Mercredi de la Culture - Classement film Novembre 2016

Au début de cette semaine sur le thème du Best of je pensais en faire un sur les films mais je me suis dit que cela n'apporterait par grand chose de neuf. Puis je me suis dit que je ferai bien un Best of de film de guerre, mais finalement je n'ai pas été convaincu non plus.


Finalement, je me suis rendu compte que j'étais allé voir 5 films en novembre et que je pouvais donc faire un petit classement avec une critique rapide.


C'est parti du moins bon au meilleur :


5) Inferno


3ème volet des aventures de Robert Langdon adapté des romans de Dan Brown, ce film est dans la volet des deux précédents : Da Vinci Code et Anges et Démons. On suit donc l'ami Robert a travers des jolies villes européennes pendant qu'il résout des énigmes cachées dans des œuvres d'arts. Les scènes d'enquêtes s'alternent avec des courses poursuites et des révélations sous fond de risque d'apocalypse bactériologique. Le film est très fidèle au livre a un détail prêt de la taille d'une belle grosse bouse d'éléphant, la fin.
Et cela change tout au niveau de la lecture du film. J'avais aimé le livre pour sa fin, je déteste ce film pour sa fin.
Est ce que je conseille d'aller voir le film ? Si vous n'avez pas lu le livre et que vous avez aimé les premier, oui sinon pas la peine.


Note : Eunuque/10

4) Les Animaux Fantastiques


Spin off dans l'univers d'Harry Potter se déroulant dans les années 20 aux USA. Difficile de parler de l'histoire sans en dire trop, disons qu'on Norbert Dragonneaux en visite à New York alors que des tensions se font sentir entre Mage et non-mage.
J'ai beaucoup aimé le film, retrouver l'univers magique de cet univers a tout de suite fonctionné. Les personnages sont attachants, il y a de l'humour, de l'action, de l'émotion. Et il est très plaisant d'être dans un contexte d'adulte qui maîtrise la magie, on évite ainsi l'aspect un peu didactique des premiers HP.
Mais le film n'est pas parfait et j'en suis sorti un peu mitigé. En effet, il s'agit du premier d'une série et ainsi il place pas mal l'univers. De plus l'intrigue des fameux animaux est mignonne mais pas très intéressante au regard de l'autre intrigue qui se déroule en parallèle.
Quoiqu'il en soit c'est un très bon divertissement qui laisse augurer de belles choses par la suite.


Note : 7 Horcruxes /10


3) Mr Wolff


Bon quand on lit le pitch de ce film avec Ben Affleck on rigole un peu. Christian Wolff est un comptable autiste tueur à gage qui travaille pour la mafia....
...
...
Mais étonnement ça marche parce que le film mélange de manière efficace plein de choses intéressantes et que le fameux comptable incarné par Ben Affleck est intéressant. Même si il entre un peu dans cette nouvelle catégorie de personnage de cinéma : l'autiste super héros.
Au final, j'ai passé un très bon moment devant un film d'action efficace qui se satisfait à lui même, n'est pas une adaptation et m'a rappelé des films d'actions de mon adolescence.


Note :  7,5 Pains dans la gueule /10


2) La Folle Histoire de Max et Léon


Premier film du Palmashow, cette fresque suit deux personnages un peu loufoque durant la seconde guerre mondiale.
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant ri devant un film au cinéma et je me suis retrouvé à me dire pendant un moment que j'avais devant moi la Grande Vadrouille moderne.
J'ai trouvé très bon l'équilibre entre absurde, gag visuel, sérieux de la situation et action.
Je trouve que le film ne va pas dans le rire gras et facile et j'ai déjà envie de le revoir parce que je suis sur que j'ai raté des choses.
Après certaines blagues sont quand même très lié à notre époque et je ne sais pas si le film va bien vieillir.
Avant d'aller voir ce film, j'avais du voir un sketch ou deux du Palmashow. J'avais bien aimé mais je ne connaissais pas tant que ça, en conséquence mon avis n'est pas influencé par le passif de ce groupe.


Note : 8 films de propagande/10


1) Tu ne Tueras Point


Film de guerre de Mel Gibson suivant l'histoire vraie d'un soldat de la seconde guerre mondiale qui refusait de porter une arme.
Ce film a été une grande claque pour moi. J'en suis sorti tout chamboulé et il entre directement dans mon top 5 des films de guerre.
Il y a un bon équilibre entre la vie avant la guerre et pendant du personnage principal.
Mais la claque vient des scènes de combats, je n'avais pas ressenti un tel choc depuis le débarquement d'Il faut sauver le soldat Ryan.
Bref je conseille vivement d'aller voir ce film de guerre au personnage atypique avec une très bonne distribution dans son ensemble.
Par contre, c'est très gore donc je déconseille aux âmes sensibles.


Note : 9 mètres de tripes/10


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jeudi 17 novembre 2016

Jeudi Rôle - COPS - Présentation et opinion



COPS est un jeu de rôle français de 2003, l'action se déroule en 2030 à Los Angeles dans une Californie devenu indépendante suite à des divergences d'opinion avec le reste de Etats Unis devenu ultra-conservateur.

Les joueurs interprètent des agents du COPS, une unité "d'élite" de la police de LA pour résoudre des enquêtes que personnes d'autres ne veut.

C'est donc dans une jungle urbaine avec ses propres codes que les joueurs vont devoir faire respectuer la loi sans l'enfreindre eux même avec souvent des pressions politiques sur les épaules au vu de l'exposition du COPS dans les média.

La particularité de ce jeu est que la finalité d'un scénario, la résolution de l'enquête, passe rarement par la mort d'un méchant mais par son arrestation et qui dit arrestation, dit preuves et investigations dans le cadre de la loi. Ne pas lire les droits d'un suspect au moment de son arrestation peut entrainer un vice de forme et une relaxation même si toutes les preuves du monde le condamne.

COPS propose donc un cadre très réduit (une ville et une profession) mais en profite pour le détailler avec beaucoup de précision aussi bien dans le livre de base que les suppléments. A ce niveau, il est important de noter que COPS étant un jeu français, il est très plaisant à lire avec un style beaucoup plus agréable que les jeux anglo-saxon traduit.

Voilà pour la rapide présentation, maintenant qu'est ce que j'en pense ?

COPS est un très bon jeu mais il ne conviendra pas à tout le monde et n'est pas facile à masteriser.

Le jeu se focalise sur l'enquête et l'investigation, parsemé de petites touches d'actons dans un univers contemporain avec une touche d'anticipation. Un bon scénario de COPS avec des pistes d'indices, plusieurs suspects, des gens qui mentent, de la bétise humaine, de la politique et une pointe de mysticisme est une excellente expérience...

A deux conditions, il faut que les joueurs aiment jouer des flics et suivre la loi, et il faut que le MJ se creuse bien la tête sur ces scénars pour offrir une expérience intéressante.

En tant que MJ, c'est toujours une expérience particulière pour moi de masteriser du COPS, la rigueur nécessaire à l'intrigue est beaucoup plus importante que dans d'autres jeux et COPS est un des seuls jeux où je masterise avec plaisir des scénario du commerce.

Pour les joueurs jouer des flics dans un jeu aussi rigoureux est une expérience souvent nouvelle. Devoir remplir un dossier chaque fois que l'on tue quelqu'un et avoir un suivi psychologique change un peu les habitudes de jeu.

Paradoxalement, COPS est un assez bon jeu d'initiation si les joueurs sont intéressés par le sujet. Résoudre une enquête donne un objectif aux joueurs débutants, ce qui leur manque souvent en JDR. Le contexte est suffisement familié pour qu'ils puissent facilement s'y immerger encore plus à l'heure actuelle avec la masse de série policière passant sur nos écrans.
Le système de jeu est suffisement simple pour rapidement le maitriser.

C'est sur COPS que j'ai eut l'occasion d'initier les joueurs les plus improbables.

Dernier conseil pour les MJ qui veulent se lancer. Les COPS marchant par binôme, je conseille toujours de jouer avec un nombre pair de joueur, 4 étant l'idéal, 2 fonctionne bien aussi et 6 est une horreur.
De plus, une part de l'ambiance de COPS passe par la vie de commissariat et les intéractions que les joueurs peuvent avoir avec d'autres membre du LAPD, avec une bonne base de données de PNJ haut en couleur est un plus non négligeable mais je reviendrais dessus à l'occasion d'un autre article.

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mercredi 26 octobre 2016

Les Mercredis de la Culture - Docteur Strange la critique

Aujourd'hui sort en salle le nouveau film du Marvel Cinematic Universe : Docteur Strange.


J'ai eu l'occasion de le voir et voici ce que j'en pense :

14ème film du MCU, il s'inscrit donc dans la lignée d'Iron Man, Captain America et les Avengers. On suit l'initiation aux Arts mystiques de Stephen Strange chirurgien à la carrière brisée suite à un accident.

Comme tout les derniers films Marvel, on peut le voir à travers deux spectres. Le film en lui même et son intégration dans l'univers MCU.

Commençons par le film en lui même, c'est une histoire d'initiation et d'apprentissage. On découvre les règles de l'univers de la magie en même temps que Strange et elles sont bien expliquées. Strange croise des mentors, des alliés, des ennemis qui apportent des éclairages différents sur la situation.
Il y a de l'humour "Marvel" mais pas tant que ça (ce n'est pas Ant Man ni Les Gardiens de la Galaxie).
Le personnage de Strange est intéressant et cohérent à la fois dans ses motivations, son comportement et son évolution. Tout cela bien entendu porté par une prestation très efficace de Benedict Cumberbatch (Sherlock, Imitation Game...).

Mais le vrai point fort du film, c'est la magie ! L'histoire est classique, les personnages aussi, mais la représentation de la magie vaut le coup d'oeil à elle seul. Ce n'est pas Harry Potter avec des prouts de lumières, ce n'est pas Gandalf qui fait de la lumière.
Ici la magie c'est l'accès à la matrice de la réalité même et celà se voit à l'écran.
Le temps, l'espace, la matière sont distordus dans tous les sens avec intélligence et c'est très impressionnant.

L'histoire est donc classique mais bien écrite avec tout autour un univers de magie qui m'a laissé la machoire pendante. A ce titre là, si on aime voir des choses un peu psychadéliques à l'écran, je conseille d'aller le voir.

Ils font dans le film ce que j'aurai aimé voir dans Inception. Et ce film devient désormais mon parfait exemple de comment expliquer l'univers de Mage le jeu de rôle.

Et n'oubliez pas, il s'agit d'un film Marvel, restez bien jusqu'à la toute fin du générique.

Parlons un peu maintenant de l'intégration du film dans le MCU :

L'intégration du film se fait de manière très intelligente, une brève phrase le place dans la chronologie au début, on fait allusion aux avengers et surtout on nous explique pourquoi jusque là les magiciens ne s'étaient pas fait connaitre dans l'univers Marvel et pourquoi maintenant ils vont avoir un rôle à jouer.

Le film évite dons la lourdeur d'un Suicide Squad ou d'un Batman vs Superman et ne repose que très légèrement sur les 13 précédents films mais quand même suffisement pour ouvrir toute une nouvelle sphère de possibilité dans le MCU.

A titre personnel, j'attendais beaucoup de l'introduction de la Magie dans le MCU et je ne suis pas déçu. J'en ressort même très impatient pour l'avenir du MCU.

A demain 19h pour Jeudi Rôle !

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mercredi 12 octobre 2016

Les Mercredi de la Culture - Miss Peregrine et les enfants particuliers

Miss Peregrine et les enfants particuliers est un film de Tim Burton sorti le 5 Octobre 2016.

J'ai eut l'occasion d'aller le voir dimanche dernier et voici mon point de vue sur ce film. Pour se mettre dans l'ambiance voici la bande annonce :



Pour commencer et aller droit au but, le film m'a plu et j'ai passé un très bon moment.

On est face à un film assez classique dans le fond. L'histoire d'un personnage en difficulté qui va dans un lieu mystérieux avec des habitants étranges et qui doit faire face à une menace. C'est Harry Potter, X-Men, Wanted, Matrix...
Donc si on aime ce genre d'histoire (ce qui est mon cas) c'est déjà un bon point.
Il y a une touche d'originalité apportée par la notion de boucle temporelle qui permet certaines situations nouvelles et intéressantes.

Pour la forme, là il y a plus de chose à dire et c'est normal après tout, c'est un film de Tim Burton.
Globalement rien à redire, le film est beau, les décors aussi, les effets spéciaux sont biens mais plus important on retrouve par moment le génie gothico-burlesque de Tim Burton.

Faisons une petite parenthèse Tim Burton, j'aime quasiment tout ce qu'il a fait jusqu'à Sleepy Hollow et je suis beaucoup plus difficile par la suite mais il est indéniable qu'il a une patte graphique forte et que les films que je préfère sont ceux où on la sent. Beetlejuice en est le meilleur exemple.

A ce titre, je trouve Miss Peregrine un peu frileux dans l'ensemble mais avec des fulgurances excellentes qui remontent largement la barre et font oublier un premier acte un peu trop long. Par la suite, on frissonne et on se régale en même temps.

Au niveau des acteurs, le casting est très bon avec une Eva Green impériale qui confirme encore une fois tout le bien que je pense d'elle même si sa présence dans le film n'est pas aussi importante que pourrait laisser entendre la bande annonce.
Asa Butterfield qui tient le rôle principal est dans l'ensemble très bien même si son jeu d'expression mériterai de s'étoffer un peu.
Les enfants particuliers sont dans l'ensemble très bons et il n'y a pas trop le syndrome "enfant de film à qui on veut mettre des claques".

La bande son ne m'a pas laissé de souvenir ni dans le bon ni dans le mauvais sens à part une scène en particulier sous fond de techno qui est génial.

En conclusion, je n'ai pas vu le temps passé malgré un début un peu lent. J'ai retrouvé ce que j'aime chez Tim Burton même si j'en aurai aimé plus.

Je pense que c'est un bon film et je conseille d'aller le voir. Il n'est pas parfait et il y a quelques incohérences qui sautent aux yeux après le film. Mais tant qu'on est dedans c'est une très bonne expérience.

Sur ce à demain 19h pour Jeudi Rôle !

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jeudi 6 octobre 2016

Jeudi Rôle - Bloodlust - Opinion

Parmi les jeux et les campagnes que je masterise au fil des ans, certains me marquent plus que d'autres.

Bloodlust et la campagne a été un de ces moments marquants. Ce qui du coup me donne envie d'écrire un peu sur le jeu.

Avant tout voici un lien vers le site officiel qui propose une présentation de l'univers mais permet aussi de télécharger le système de règle Metal qui est utilisé dans le jeu.

Bloodlust Métal, version 21ème siècle d'un classique du jdr français des années 90, permet donc au joueur de parcourir le monde de Tanaephis et ses régions diverses et variés.

La particularité de ce monde fantastique ? Pas de magie, pas de religion mais des Armes-Dieux.

Ces armes indestructibles au caractère bien trempé sont présentes parmi les hommes depuis des milliers d'années et se transmettent de Porteur en Porteur à travers les âges. Et ce sont les lubies et les désirs de ces armes qui tendent à mettre un sacré bazar dans cet univers.

En effet, un porteur avec une Arme Dieu entre les mains devient capable d'actes incroyables, de magies et autres pouvoirs.
Mais encore faut il bien s'entendre avec son Arme, agir dans son sens, répondre à ses caprices, lui offrir les sensations qu'elle attend.
Car autant une arme à besoin d'un porteur pour ressentir des choses autant il ne lui est pas très difficile de trouver un nouveau porteur.
C'est donc cette relation Arme - Porteur qui est au cœur du jeu et qui est donc la clé d'une bonne partie de Bloodlust.

C'est un facteur très important à gérer car s'il est géré par dessus la jambe, Bloodlust ne sera qu'un jeu med-fan où l'on joue un héro avec une arme magique.


Parlons ensuite du système métal proposé par le jeu.

C'est un système de jeu assez original qui change des grands classiques (Basic, D20...) et qui essaie d'introduire du roleplay dans la résolution d'action.

Sur le principe, on lance une poignée de D6 (correspondant à  Compétences + Aspect), on additionne le résultat et si on passe un certain seuil (déterminer par l'état de santé du perso) l'action est réussi. Pour déterminer la qualité de la réussite, on additionne le nombre de dé ayant obtenu un résultat paire.
En cas de jet en opposition, on compare la qualité du jet.

Voilà pour la base, il est ensuite possible de faire pas mal de choses avec sa poignée de dé pour améliorer la qualité mais je n'entrerai pas dans les détails.

Un peu plus haut je parle d'Aspect dans le cadre d'un jet et c'est un élément qui sur le principe apporte de l'originalité au système. Ce sont pour la plupart des adjectifs associés soit au personnage, soit à un objet ou encore un lieu qui viennent s'ajouter au jet et qui se traduit dans le jeu de manière descriptive.

Par exemple  : Un jet de Bagarreur + Grand signifie qu'un personnage se sert de son allonge pour essayer de toucher l'adversaire, tandis qu'un jeu de Bagarreur + Coups Vicieux traduit qu'on cherche à viser les points faibles. Ce qui offre en théorie des opportunités intéressantes de roleplay.


Dans l'ensemble ça marche très bien, mais au final la plupart du temps, les joueurs vont trouver une combinaison de compétences et d'aspects et s'en serviront tout le temps. Sans oublier certains aspects très générique qui servent trop souvent (Agile, Rapide...).
Cela demande donc un peu de discipline de la part des joueurs et du MJ pour être utiliser correctement.


Pour conclure, j'aime Bloodlust et je le conseille vivement même si le système est perfectible et parfois trop complexe pour l'utilisation qui en est faite.

Points positifs :

- Relations Arme Dieu - Joueur innovantes et intéressantes
- Univers médiéval assez cosmopolite, adulte et avec un petit côté Conan.
- Jeux tout en un (le livre de base suffit largement)

Points négatifs :

- Système parfois un peu alambiqué pour pas grand chose.
- Le côte "sombre" de l'univers peut déplaire.
- Peu de suppléments ce qui implique des questions sans réponse.

A demain 19h pour Vendredi des dés !

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